Je propose donc :
- Que tous les documents officiels (lois, décrets, contrats publics) soient rédigés en français, sans anglicisme. Les mots d’origine latine, grecque ou celtique ne sont pas concernés, puisqu’ils font partie du français.
- Que les produits et services vendus en France portent un nom français, qu’il s’agisse de marques françaises ou étrangères.
- Que la publicité, sur affiche, à la télévision comme sur internet, soit entièrement en français. Une version en langue régionale reste possible si le français est présent.
- Que les administrations, l’armée et les services publics communiquent uniquement en français, sauf lors d’opérations internationales, et alors avec une traduction systématique.
- Que les œuvres culturelles diffusées en France, à commencer par les titres de films, soient traduites, le titre original figurant en sous-titre.
- Que les interfaces des appareils électroménagers et numériques vendus en France (four, gaufrier, téléviseur, etc.) soient en français.
- Que soient créées des revues scientifiques internationales de langue française.
- Que soit créée une Autorité de la souveraineté linguistique, chargée de proposer et de valider de nouveaux mots français en trente jours au plus. Tout citoyen pourrait y soumettre un mot par une plateforme en ligne. Les débats seraient publics et les décisions motivées. Un rapport annuel serait établi avec l’Académie française et des linguistes universitaires. L’Islande, qui crée ses propres mots plutôt que d’emprunter à l’anglais, montre que c’est possible.
- Que dans les régions où une langue locale est historiquement parlée (breton, basque, occitan, corse, créoles, tahitien, etc.), la signalétique publique soit bilingue, le français restant en position dominante, et que les services publics locaux puissent accueillir le public dans cette langue en complément du français. L’anglais ne pourrait en aucun cas être reconnu comme langue locale, y compris en zone touristique.
- Que les marques françaises de mode, de luxe, de gastronomie ou de cinéma utilisent le français dans les noms de leurs produits à l’export, et qu’une campagne nationale soutienne, par des subventions, les marques françaises et étrangères qui font le choix du français dans leur communication internationale.
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Je souhaite que nos enfants héritent d’un français riche et vivant, et de la diversité de nos langues régionales. Je crois aussi que le français peut être un atout commercial, comme l’italien l’est déjà pour certains secteurs.
Il ne s’agit pas de rejeter la modernité. Le français s’est toujours enrichi et réinventé, et il peut très bien accueillir certains mots anglais (entre autres) en francisant leur orthographe. Je mesure les difficultés pratiques, juridiques et économiques qu’il soulève.
Mais je refuse l’idée qu’une telle ambition soit impossible : c’est d’abord une question de volonté politique.