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Cahier de doléances · Agriculture

Problème n° 66

Il faut rendre notre agriculture autonome, sans pesticides qui polluent notre eau et avec des engrais naturels. Comment faire pour rendre cela possible et pour que les agriculteurs soient de nouveau les « nourriciers de la France », traités dignement ?

Depuis Paris (75) · 4 octobre

11 solutions proposées

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Solution n° 512Préférée des inscritsNiveau : État

S’inspirer des solutions que proposent le Shift Project / Un commun accord, assemblée citoyenne.

Depuis Mayenne (53) · 4 octobre
Solution n° 679Niveau : État

Le sujet est complexe et multiple. Par rapport à votre problématique, il est nécessaire de prendre déjà conscience de la réalité du degré de dépendance des exploitations agricoles à leurs fournisseurs et de la chaîne aval. Dans cette dépendance, il est important également de constater si elle est française, européenne ou mondiale, comme par exemple les engrais qui sont quasiment tous importés. Il est nécessaire de faire un état des lieux, puis fixer le cap et les stratégies à mettre en place : que pouvons-nous produire en France en intrants / Quelles productions favoriser? Priorités aux produits français dans l'alimentation française? Taxes sur les produits importés? Favoriser une meilleure répartition de la valeur, etc. Il n'y a pas qu'une seule solution. Il va falloir définir un projet agricole à moyen terme avec des objectifs, comme ce qui avait été fait suite à la deuxième guerre mondiale. Cela doit être un projet défini conjointement entre la société et le monde agricole et piloté par les élus de la république. Par contre, une chose importante, 1€ versé par l'état doit rapporter au minimum 1€ sur le territoire français et pas partir à l'étranger. Et ce futur projet agricole sociétal imposera à coup sûr un changement de paradigme

Depuis Marne (51) · 4 octobre
Solution n° 826Niveau : État

- Il faut valoriser le local et les produits agricoles français, notamment en taxant les produits alimentaires importés et la malbouffe (alimentation ultra-transformée), qui a des conséquences sur la santé. Les Suisses, dans ce domaine, sont un exemple de protection de leur agriculture.
- Éduquer : éduquer nos enfants au goût, au bien manger, à savoir cuisiner/composer un repas à partir de produits bruts.

Depuis Haute-Savoie (74) · 5 octobre
Solution n° 1192Niveau : État

Le problème agricole est avant tout un problème de rémunération. Les agriculteurs veulent vivre de leur travail. Ils sont à plus de 80 % d'accord et volontaires pour adopter une démarche plus écologique, avec moins de pesticides, mais à condition d'être rémunérés dignement.

Il faut donc fixer un prix plancher. Il faut aussi garantir une commande publique auprès de nos agriculteurs français. Toutes nos cantines doivent être françaises et, si possible, BIO.

Il faut également un accompagnement sur plusieurs années pour reconstruire les sols qui s'essoufflent à cause des engrais et des pesticides, pour arriver à une agroécologie complète. Le Shift Project a fait un très bon travail à ce sujet.

Depuis Haute-Savoie (74) · 5 octobre
Solution n° 452Niveau : État

Il faut réduire les cotisations MSA qui pèsent trop lourdement sur les exploitations agricoles et mettre en place des exonérations pour les agriculteurs certifiés AB.

Et arrêter avec le système de subventions de la PAC qui profite trop aux grosses structures industrielles et polluantes.

Et sanctionner pénalement le lobby et toute autre activité pouvant y être assimilée.

Depuis Maine-et-Loire (49) · 4 octobre
Solution n° 529Niveau : État

Il faut rendre le métier d’agriculteur plus attractif. Pour ce faire, il faut :

1. Réduire les cotisations MSA.

2. Proposer un reclassement des personnes travaillant dans les autres secteurs d’activité et surtout dans l’administration, en proposant une exonération des cotisations MSA sur ces salaires, afin de rendre le travail agricole plus attractif.

3. Sanctionner pénalement le lobbying de la FNSEA et autres entreprises de l’agro-industrie.

4. Exonérer les droits de succession lors de la transmission des entreprises et du foncier agricole au sein d’une même famille.

5. Mettre en place un système de tarification dans le pays qui ne mentionne plus le prix d’un produit au kilo, mais en fonction de ses valeurs nutritives.

6. Travailler sur l’autonomie énergétique des fermes.

7. Mettre en place des centres de compostage dans tous les départements, gérés selon le modèle des coopératives, de façon à limiter l’impact de la hausse des prix sur les engrais.

8. Mettre en place des aides pour aider les agriculteurs à transformer leur production (ex. : le lait, pour éviter d’être victime d’entreprises comme Lactalis ou des prix définis par le marché).

Depuis Maine-et-Loire (49) · 4 octobre
Solution n° 668Niveau : État

Déjà première étape, se réconcilier avec le monde agricole. Les agriculteurs ne sont pas heureux de mettre des pesticides. Nous avons reçus majoritairement une formation sur comment produire et comment soigner, mais pas maintenir les plantes, animaux etc en bonne santé. C'est la même chose pour la santé humaine, nous apprenons à se soigner, mais à se maintenir en bonne santé. Un changement de paradigme est nécessaire mais ne se fera pas en 1 année. Et pour finir l'état des lieux, cette problématique n'est pas binaire et n'est pas si simple que cela.
L'INRAE a fait une étude que je n'ai pas lue sur comment produire sans pesticides. Je pense qu'elle doit être diffusée sur le terrain afin que des agriculteurs qui le souhaitent puissent expérimenter et être suivis par des organismes type chambre d'agriculture ou autres. Pour continuer avec les instituts de recherche, je pense qu'il est nécessaire de comprendre pourquoi un insecte parasite vient sur une plante ; quelles caractéristiques de la plante ou de l'animal font que ce dernier devient malade ; etc. Si la plante ou l'animal est en bonne santé ou en équilibre, il n'y a plus besoin de produits. La partie la plus difficile sera par rapport aux herbicides, mais même chose que précédemment, il est nécessaire de comprendre une plante sauvage germe et pousse dans une parcelle. Je tiens également à signaler qu'en agriculture 1 essai = 1 an. Et que chaque année, tous les paramètres changent : climat, etc. Pour les engrais, il est nécessaire de définir un plan stratégique pour savoir ce qui pourrait être internaliser en France et imaginer de nouveaux sources d'alimentation des végétaux. Voici un début de réponse sans entrer dans les détails

Depuis Marne (51) · 4 octobre
Solution n° 707Niveau : État

Bonjour à vous, je ne suis pas un expert du système agricole.

En revanche, pendant les journées de la Fête de la science, j'ai pu visiter une ferme de l'INRAE en bio qui était formidable ! Une expérimentation depuis les années 60, avec des essais pour fournir les cantines scolaires proches de la ferme en viande extra-locale. À mon avis, il y a plusieurs choses :

- Comprendre pourquoi et comment les agriculteurs, tous bords confondus, s'endettent, et les accompagner au changement.
- Favoriser le développement de produits bio.
- Éviter les pertes de produits et favoriser la transformation (cidre, fromage, confiture, soupe...).
- Privilégier d'autres types de semences et de plantations pour l'adaptation au climat et favoriser le capital de graines.
- Pour l'eau, il faut régénérer nos zones humides et nos nappes phréatiques, ainsi qu'assurer une bonne gestion des réseaux d'eaux de pluie, comme les aqueducs romains.
- Remettre le goût dans nos assiettes.

Les autres chantiers :
- Accompagner les entreprises de production de pesticides ultra-toxiques à changer de pratiques ou de produits.
- Comment bien rémunérer les agriculteurs ?
- Comment reculer les négociations pour les centrales d'achat ?

Depuis Charente-Maritime (17) · 4 octobre
Solution n° 1312Niveau : État

Je pense qu'il est nécessaire d'envoyer un message fort aux agriculteurs et aux Français en assumant de privilégier la production nationale par un protectionnisme dans le domaine de l'alimentation. Des taxes sur les produits importés, même venant de l'Union européenne, et des exigences françaises, notamment en termes de pesticides, transposées à tout produit importé.

Cela n'est pas suffisant. Il est nécessaire également de contrer le délitement de notre agriculture en encourageant la polyculture-élevage. Comment ? En remplaçant la prime à l'hectare par des primes au volume de production pour chaque catégorie de produit agricole, cumulables au sein d'une même exploitation.

Enfin, les agriculteurs sont avant tout des entrepreneurs. C'est l'État qui doit penser au bien commun, par un cadre simple. Une seule loi pour remplacer toutes les autres : rendre obligatoires sur le sol français les pratiques de l'agriculture biologique et de conservation des sols d'ici à 10 ans. Ensuite, laissons travailler les agriculteurs comme ils l'entendent. Cette simple loi améliorerait considérablement la santé de nos sols, notre capacité à retenir l'eau, la qualité de notre nourriture et notre santé.

Depuis Haute-Garonne (31) · 5 octobre
Solution n° 10Niveau : État

Depuis des années, nos agriculteurs subissent des charges importantes et la concurrence des produits importés. Il faut d’abord privilégier la production française et consommer français, notamment dans la restauration collective. Nos agriculteurs ne veulent pas vivre de subventions : ils veulent pouvoir vivre dignement de leur travail. Garantissons-leur des prix rémunérateurs et imposons aux produits importés les mêmes exigences qu’aux produits français.

Depuis Val-de-Marne (94) · 30 septembre
Solution n° 446Niveau : État

1. Il faut réduire les cotisations MSA des agriculteurs.

2. Le problème, ce n’est pas le manque de performance de notre agriculture, mais le manque d’agriculteurs. Pour y remédier, il faut faciliter le reclassement des personnes des autres secteurs d’activité (surtout de la fonction publique) pour faire des économies sur la masse salariale de l’État. Pour ce faire, il faut exonérer de cotisations MSA les salaires de ces personnes reclassées, afin de leur assurer des salaires décents et ainsi rendre le travail agricole plus attractif.

Depuis Maine-et-Loire (49) · 4 octobre

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