On estime que 30 % à 40 % des SDF souffrent de troubles psychiatriques sévères (schizophrénie, bipolarité, dépressions sévères). Les plus jeunes SDF sont particulièrement touchés, avec une moyenne de 40 %. Cet état de fait témoigne d’une mauvaise prise en charge de nos jeunes, car un schizophrène diagnostiqué, suivi et soigné peut s’intégrer au système économique. C’est aussi une perte financière, puisque tout l’argent investi dans l’éducation / la santé de l’enfant ne produira aucun résultat.
Par ailleurs, les SDF souffrent aussi beaucoup de paranoïa, ce qui conduit toutes les politiques court-termistes à l’échec, puisque leur paranoïa leur suscite de la méfiance à l’égard des centres d’aide ou des logements sociaux. Sans prise en charge psychiatrique et sans les sortir de leur « communauté », une réintégration est impossible.
Cahier de doléances · Handicap
Problème n° 6674
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