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Cahier de doléances · Éducation

Problème n° 67

Comment restaurer à l’école une culture du respect, de la responsabilité et du collectif, en réaffirmant le rôle complémentaire des élèves, des parents et des enseignants ?

À l’école, le respect de l’autre semble progressivement s’éroder : harcèlement en ligne, insultes entre élèves, manque de respect envers les enseignants et difficultés à faire respecter les règles. Parallèlement, certains parents semblent déléguer une part croissante de l’éducation de leurs enfants à l’école, tandis que les comportements individualistes prennent davantage de place au détriment du sens du collectif.

Depuis Oise (60) · 4 octobre

8 solutions proposées

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Solution n° 293Préférée des inscritsNiveau : État

Moins d'élèves par classe permettrait une ambiance de travail plus sereine.
Une meilleure formation et une meilleure rémunération des professeurs rendraient le métier plus attractif et respecté.
Et ne pas donner trop de pouvoir aux parents dans l'établissement. Ce doivent être l'institution et les pédagogues qui déterminent les règles de l'établissement, ainsi que l'orientation des élèves.
Les parents doivent être des partenaires de l'équipe éducative, responsables de l'éducation de leurs enfants, quand l'école devrait se concentrer sur leur instruction.

Depuis Seine-et-Marne (77) · 4 octobre
Solution n° 673Niveau : État

Former les enseignants pendant un an au moins dans une école formatrice et que dans le discours de l enseignement soit mis en avant l idée de l exigence à tous les points de vue. De son travail personnel et du travail fait et rendu par les enfants. De l organisation. Pas d à peu près. La place de l enfant doit être revue à savoir, un enfant à besoin d un cadre bienveillant mais ferme et rassurant. C est dans une école d enseignant que l on fait comprendre aux futurs professeurs que psychologiquement un élève qui se sent bien encadré (avec bienveillance toujours mais avec rigueur) fera des progrès et trouvera des repères personnels.
L école doit redevenir un sanctuaire et les parents n ont pas à y rentrer de façon intempestive sans convocation ou rendez-vous.
L école doit redevenir un lieu pour l enfant coupé du tumulte de l extérieur.
Il faut également sortir les centres de loisirs de l école car les enfants necomprennent plus la différence entre être un élève et être un enfant.
Diminuer le nombre d élèves par classe. 15 en CP et ce1 comme en zone d éducation prioritaire, puis 16 en Ce2 puis 18 en cm1 et cm2 et pas plus de 22 dans la suite de la scolarité. Un effectif peu élevé permet de créer une cohésion de groupe et baisse l agressivité. Même les enseignants se sent iraient plus impliqués. C est une évidence.
Je suis enseignante en classe de ce1 avec 13 élèves et je n ai plus d agressivité dans mes classes car les enfants sont en relation privilégiée et chaque situation difficile se règle rapidement car je suis du coup très présente.

Depuis Seine-Saint-Denis (93) · 4 octobre
Solution n° 68Niveau : État

À l’entrée dans l’établissement, chaque élève et chaque parent signerait une charte de responsabilité.
Cette charte définirait clairement :
- les droits de chacun ;
- les comportements attendus des élèves ;
- les comportements attendus des parents ;
- les règles de respect envers les enseignants, les autres élèves et le personnel ;
- ce qui constitue une offense ou un manquement à ces engagements ;
- les conséquences associées aux manquements.

Responsabiliser plutôt que simplement sanctionner, et faire savoir quand des limites sont franchies.

Depuis Oise (60) · 4 octobre
Solution n° 845Niveau : État

Je suis musicien et professeur de musique. J'interviens depuis plus de 20 ans dans les établissements scolaires pour y apporter la culture par le biais de l'animation d'ateliers de musique actuelle pour des collégiens et lycéens. Force est de constater qu'au cours de ma carrière professionnelle, le nombre d'élèves qui ont pris confiance, qui ont compris les enjeux de l'éducation, qui ont pu se réintégrer dans la société, qui ont trouvé un centre d'intérêt leur permettant de se développer et donc d'aller mieux, et donc de faire société grâce à ces ateliers, se compte par dizaines. Bien sûr, on ne « récupère » pas tout le monde, mais la culture contribue au bien-être. Et des projets comme le mien, nous sommes plusieurs à en être les défenseurs contre toutes les coupes budgétaires liées à la ligne culture et éducation.

Comme le dit Mme Polony, l'éducation, c'est la base de notre société. C'est en formant des jeunes à être des citoyens fiers de l'être que l'on peut avoir des bases solides. La culture est un des piliers de ces bases. Donner les moyens à la culture dans l'école, c'est faire que les enfants aillent mieux. Respecter ses copains musiciens, c'est apprendre à respecter les règles et les institutions. C'est donner aux parents le sentiment que leur enfant a de la valeur et qu'il réussit. C'est rendre tout le monde fier et bien dans sa vie. C'est la base.

Depuis Gironde (33) · 5 octobre
Solution n° 345Niveau : État

Je pense aussi que responsabiliser est la solution. Il faut que cela dépasse le mot et devienne méthodique.

La Nature nous donne l’exemple (et pas seulement à ce sujet précis) : la Nature, en effet, recherche systématiquement à compenser les pertes d’équilibre occasionnées par… la vie. Et les choses de la vie ont un sens naturel. Ex. : le sens naturel d’un frein à main (anciens modèles) est d’être tiré. Si vous voulez débloquer ce frein en le poussant vers le bas, vous agissez contre-nature. Pour « dénouer » cette situation, il faut respecter la nature des choses et d’abord tirer sur le manche de ce frein avant de le pousser sans effort vers le bas et, ainsi, le débloquer. L’ostéopathie fonctionne aussi comme ça.

Chaque manquement est un déséquilibre. Punir est souvent comme pousser tout de suite le manche du frein vers le bas, jusqu’à ce qu’il casse.

La nature du moment d’une personne qui fout le bazar est de toucher à l’ordre établi. Pour tirer d’abord sur le frein à main, il faut lui demander de proposer une manière de surveiller lui-même/elle-même l’état de cet ordre et lui donner le rôle et les moyens (motivants) de surveillant effectif de cet ordre.

Il en va de même pour bien des domaines, donc pour les solutions politiques en général aussi.

Depuis 99 · 4 octobre
Solution n° 475Niveau : État

Il faudrait redéfinir le rôle de chacun des acteurs, afin que chacun puisse se concentrer sur ce qui relève réellement de sa responsabilité.

Malgré son nom, l'Éducation nationale n'a pas vocation à éduquer nos enfants : sa fonction première, voire unique, est de les instruire. Rappelons que ce ministère s'appelait « Instruction publique » jusqu'en 1932. Ce changement d'appellation a élargi, au moins symboliquement, le périmètre de l'institution, et il n'est pas étranger à la confusion actuelle entre les missions de l'école et celles de la famille. Instruire, c'est transmettre des savoirs et des méthodes : lire, écrire, compter, raisonner, comprendre le monde. C'est une mission déjà immense, qui demande du temps, de la sérénité et de l'autorité.

L'éducation, elle, incombe aux parents. Il s'agit de transmettre le respect, la politesse, les limites, le sens de l'effort et les valeurs qui structurent un enfant. C'est d'ailleurs ce que prévoit le Code civil, qui confie aux parents l'autorité parentale afin de protéger l'enfant et d'assurer son éducation.

S'il y a un problème d'éducation (comportement, irrespect, manque de limites), il me paraît logique de faire le point avec les parents et, au besoin, de prendre les mesures qui s'imposent. Le problème est ainsi traité à sa source, au lieu d'être renvoyé à l'enseignant, qui n'a ni le temps ni le rôle de se substituer aux parents. Cela permettra aux enseignants de se consacrer pleinement à l'instruction, c'est-à-dire à leur cœur de métier, ce qui profite à l'ensemble de la classe.

Enfin, il faut que les enseignants restent dans leur rôle et ne contredisent pas un parent devant son enfant. Un enfant qui voit l'autorité de ses parents remise en cause par l'école, ou inversement, perd ses repères. Des désaccords peuvent exister, mais ils doivent se régler entre adultes, dans le respect mutuel, et non devant l'enfant. C'est la condition d'une relation de confiance entre l'école et les familles.

Depuis Var (83) · 4 octobre
Solution n° 318Niveau : État

Je me souviens, il y a vingt ans, d'une cheffe d'établissement exemplaire dans un lycée public. C'était le lycée Bleu, à Argenteuil, dans un quartier difficile.

Et pourtant, tous les matins, elle se tenait à l'entrée de son établissement. Nous devions tous porter une tenue correcte, sinon elle nous arrêtait à la porte. Elle n'avait pas peur d'assumer son rôle et elle était respectée par tout le monde : parents, élèves et enseignants.

Depuis Val-d'Oise (95) · 4 octobre
Solution n° 630

Le respect des autres, je l'ai appris souvent à mes dépens et parfois par émerveillement. J'ai 75 ans. Quand gamin, je ne respectais pas, les punitions tombaient et pas pour rigoler. 20 lignes à écrire : Je ne manquerais pas de respect à mon professeur, je ne me moquerais pas de lui et je l'écouterais le plus possible" Cela apprend à écrire aux plus petits et l'orthographe aux plus grands tout en calmant le jeu !!
Quand je dis que j'ai appris le respect à mes dépens, cela veut aussi dire que les instituteurs m'ont tirés les petits cheveux, les oreilles et m'ont mis au coin devant tous les copains.
Aujourd'hui on laisse tout faire. On annonce des punitions qui n'arrivent jamais. On rigole quand un adulte se fait moucher par un enfant ou un adolescent . On a fait tout ce qu'il fallait pour en arriver là !!

UN PEU DE SEVERITE DANS LES ECOLES, COLLEGES ET LYCEES EN CALMERAIT PLUS D'UN !!!

Depuis Haute-Garonne (31) · 4 octobre

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