1- L’école primaire, là où on doit apprendre les bases de la langue, est submergée de nombreuses matières nouvelles et chronophages, de plus en plus de matières, de moins en moins d’horaires devant les élèves, et surtout des enfants qui ont changé, peu d’attention, peu d’écoute… peu de temps pour bien expliquer les bases de la lecture, de la grammaire, orthographe, des mathématiques, les enseignants du primaire sont toujours en train de courir pour essayer de faire le programme de nombreuses matières non essentielles…
Qui peuvent se faire plus tard, une fois les bases acquises en français…
Lecture, grammaire, orthographe, conjugaison, expression écrite, poésie, éducation artistique, informatique, histoire, géographie, sciences, éducation physique, technologie, histoire de l’art, langue vivante, éducation civique (vivre ensemble)… Comment enseigner tout cela, si ce n’est en survolant et en sacrifiant les matières essentielles… avec des enfants peu concernés, fatigués par des rythmes scolaires faits pour favoriser le tourisme avec 4 jours par semaine et des vacances à profusion…
2- Le collège, le maillon faible de l’éducation, le cimetière des enfants fragiles comme disait Bentolila.
À l’école primaire les élèves ont un enseignant qui les connaît par cœur, qui les a 6 h par jour, qui connaît leur famille, leurs difficultés, qui prend en compte leurs problèmes, qui les protège…
Soudainement, au collège les élèves se retrouvent avec une multitude de professeurs, qui les ont quelques heures par semaine, qui ne les connaissent pas, qui ne les connaîtront jamais, les élèves fragiles sont perdus, livrés à eux-mêmes, finie la prise en compte de leurs difficultés comme au primaire avec un adulte qui les connaît par cœur.
Cahier de doléances · Éducation
Problème n° 6734
1 solution proposée
Au collège, la 6e c’est majoritairement en maths et français le programme du CM1, et la 5e du CM2…
Cela explique d’ailleurs pourquoi de nombreux collégiens font illusion en 6e et 5e et coulent en 4e…
Pourquoi ne pas rétablir le corps des PEGC, qui étaient des enseignants qui faisaient plusieurs matières, en 6e et 5e, par exemple français histoire, ce qui leur permettait d’avoir une classe pendant un plus grand nombre d’heures et de mieux connaître les enfants du collège pour mieux cerner leurs difficultés, plutôt que ce grand nombre de profs qui ne les connaissent pas avec cet émiettement de matières.
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