Bonjour,
La grille de lecture de la gestion politique est quasi budgétaire. Or, depuis 25 ans, on est dans une logique de projet et non plus de guichet.
Les élus locaux reçoivent une dotation de fonctionnement indexée en partie sur leur capacité à concevoir des projets, à les mener à bien dans l'intérêt général. Pour que ces projets naissent et soient soutenus, l'information territoriale est capitale et nécessite de recruter des gens capables de mobiliser les personnes compétentes, de cogérer le processus et de l'évaluer.
Le problème, c'est les emplois de chargés de mission occupés par des gens au profil inadapté : les masters en aménagement du territoire et en administration publique n'y correspondent pas, car ils sont trop théoriques, avec des profils gestionnaires et carriéristes (très obéissants et peu créatifs).
Nombre de projets qui permettent de garder ou de sauver des activités (commerce urbain, garderies, locaux associatifs, services à la personne) ne sont pas financés, car ils ne sont pas considérés comme stratégiques du point de vue électoral...
Il existe de nouveaux métiers, de nouveaux profils créés depuis 25-30 ans pour combler ces lacunes, mais le cadre des concours fait toujours référence aux anciens profils. On ne fait pas des chevaux de course avec des ânes...