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Cahier de doléances · Autre sujet

Problème n° 6789

Bonjour,

La grille de lecture de la gestion politique est quasi budgétaire. Or, depuis 25 ans, on est dans une logique de projet et non plus de guichet.

Les élus locaux reçoivent une dotation de fonctionnement indexée en partie sur leur capacité à concevoir des projets, à les mener à bien dans l'intérêt général. Pour que ces projets naissent et soient soutenus, l'information territoriale est capitale et nécessite de recruter des gens capables de mobiliser les personnes compétentes, de cogérer le processus et de l'évaluer.

Le problème, c'est les emplois de chargés de mission occupés par des gens au profil inadapté : les masters en aménagement du territoire et en administration publique n'y correspondent pas, car ils sont trop théoriques, avec des profils gestionnaires et carriéristes (très obéissants et peu créatifs).

Nombre de projets qui permettent de garder ou de sauver des activités (commerce urbain, garderies, locaux associatifs, services à la personne) ne sont pas financés, car ils ne sont pas considérés comme stratégiques du point de vue électoral...

Il existe de nouveaux métiers, de nouveaux profils créés depuis 25-30 ans pour combler ces lacunes, mais le cadre des concours fait toujours référence aux anciens profils. On ne fait pas des chevaux de course avec des ânes...

Depuis Moselle (57) · 19 octobre

1 solution proposée

Solution n° 6790Niveau : État

Les centres de gestion qui organisent les concours et les recrutements et gèrent les carrières des fonctionnaires pourraient faire une mise à jour des fonctions et des profils.

Ils pourraient aussi admettre que les contrats de projet sont nécessaires pour booster les territoires fragiles et que les emplois contractuels de profils plus créatifs et souples psychologiquement répondent mieux à la demande des divers acteurs du territoire. Des contrats de 2 × 3 ans, c’est très bien, car ça correspond au rythme de conception et de mise en marche des projets.

Il faudrait aussi assurer une libre concurrence pour éviter que les « parachutés » récupèrent les postes. Je pense qu’être originaire d’un territoire facilite la relation avec le partenariat. Une connaissance des codes culturels et des pratiques locales est un avantage.

Les sous-préfectures devraient aussi jouer un rôle croissant dans le copilotage et surtout l’évaluation des demandes (bien-fondé) et des réalisations des projets publics.

On ne doit pas remettre son avenir entre les mains de gens non motivés et/ou incompétents. Avoir un concours administratif n’est pas une assurance-vie et ne dispense pas de s’investir (supprimer la grille de la fonction publique irait dans ce sens).

Depuis Moselle (57) · 19 octobre

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