Il existe un problème structurel démocratique de représentation. Il convient de réformer tout le système et trouver une solution dans laquelle les syndicats sont pleinement représentatifs des travailleurs, dans laquelle il n’y a aucune connivence malsaine entre le patronat et les syndicats.
Taux de syndicalisation des salariés en France : en 1949 : 30,1 % // en 2023 : 10,3 %
En 2019 :
- 18,4 % de la fonction publique est syndiquée contre 7,8 % dans le privé.
- 14,7 % des personnes syndiquées ont plus de 50 ans, contre 2,7 % pour les moins de 30 ans.
Nombre de journées individuelles non travaillées pour fait de grève :
- en 1988 : 1,2 million
- en 1994 : 521 000
- en 1995 : 6 millions dont 4 millions juste pour la fonction publique
- en 2000 : 2,5 millions
- en 2023 : 4,61 millions
En résumé, le nombre de salariés syndiqués chute alors que le nombre de journées de grève augmente. En outre, les jeunes salariés n’ont pas une grande appétence pour le syndicalisme qui attire par ailleurs davantage dans la fonction publique que dans le privé.
Enfin, bien que ne représentant qu’à peine 14,7 % des salariés, les syndicats négocient au nom de tous. En 2022, les deux syndicats majoritaires, CGT et CFDT, ne représentaient à peine que 4,51 % des salariés.
Les syndicats professionnels ont exclusivement pour objet l’étude et la défense des intérêts économiques, industriels, commerciaux et agricoles.
(Article 3 de la loi du 21 mars 1884 relative à la création des syndicats professionnels)