J’ai beaucoup de mal à accepter que le président Macron n’ait pas à répondre de ses actes. Au regard de la situation catastrophique de la France après 10 de son règne, il me semblerait juste d’ouvrir un jugement sur l’ensemble de son mandat, d’interroger sa vision, ses aspirations, les arguments qui sous-tendent ses choix politiques et le choix de son gouvernement. Quand il parle d’une situation, c’est toujours la faute des autres, jamais la sienne, lui il fait tout bien comme il faut, et par principe d’irresponsabilité parlementaire, on accepte qu’il en soit ainsi. Ce jugement serait propice à interroger la psychologie de cet homme, mais surtout à le mettre devant ses responsabilités. Attention, je ne remets pas en cause l’irresponsabilité parlementaire. Ce droit a une utilité réelle, il protège notre société d’une perpétuelle procédure judiciaire contre les parlementaires qui n’oseraient plus rien voter à force. D’ailleurs, j’ai employé le mot « jugement » au lieu de « procès ».
La situation est tellement indigente à l’heure actuelle qu’il me semblerait légitime de faire une exception pour lui et ses 450 ministres. Une obligation adressée à Macron et son proche gouvernement de se présenter devant une cour qui les interrogerait sur leur vision, leurs affaires, leurs projets, leurs lois, leur logique, leurs croyances. La cour devrait alors se prononcer sur la responsabilité de Macron sur les évènements du 17 octobre, point névralgique de 10 ans de régression de la puissance française. On ne serait pas obligés de les condamner à une peine, mais au moins, symboliquement, le peuple se serait prononcé contre ces technocrates jamais responsables de rien, alors qu’ils ont le pouvoir sur tout. Il me semble que comprendre la psychologie derrière ces 10 années de règne apporterait beaucoup à la démocratie pour qu’elle puisse, dans l’avenir, se défendre.
Cahier de doléances · Démocratie
Problème n° 6922
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