Le travail doit permettre de vivre dignement, de progresser et de construire son avenir. Pourtant, les salariés subissent le tassement des rémunérations, les entreprises peinent à recruter et les reconversions restent complexes. Notre ambition : réconcilier justice sociale, mérite et efficacité économique.
Cahier de doléances · Emploi
Problème n° 6962
1 solution proposée
10 réformes pour mieux rémunérer l’effort, faciliter les reconversions et renforcer notre économie
1. Garantir que reprendre un emploi améliore le niveau de vie
Réformer progressivement les mécanismes de cumul et de retrait des aides pour que chaque heure travaillée augmente réellement le revenu disponible. Intégrer les frais de transport, de garde d’enfants et de logement dans l’analyse. Maintenir un filet de sécurité pour les plus fragiles, sans créer de situations où reprendre un emploi devient financièrement pénalisant.
2. Redonner des perspectives salariales au-delà du SMIC
Lutter contre le tassement des grilles salariales en imposant une négociation régulière des minima conventionnels et des écarts de rémunération entre qualifications. Encourager les entreprises à reconnaître l’ancienneté, les compétences et les responsabilités. Toute progression professionnelle doit pouvoir se traduire par une véritable progression salariale.
3. Réformer le CPF pour financer de véritables compétences
Faire du compte personnel de formation un outil efficace de progression et de reconversion. Privilégier les formations certifiantes, les compétences transférables et les projets professionnels solides. Contrôler la qualité réelle des organismes et les résultats obtenus. Réduire le reste à charge pour les salariés modestes et les reconversions prioritaires, sans financer indistinctement toutes les formations.
4. Faire de la formation en entreprise une priorité nationale
Encourager les entreprises, notamment les PME, à recruter des candidats motivés ne possédant pas toutes les qualifications demandées. Développer les formations directement sur le poste de travail, avec un tutorat organisé et des objectifs vérifiables. Prévoir des aides ciblées et temporaires pour les employeurs qui forment réellement et pérennisent les emplois.
5. Reconnaître les compétences acquises par l’expérience
Simplifier et élargir la validation des acquis de l’expérience (VAE). Permettre aux salariés, indépendants et demandeurs d’emploi de faire reconnaître leurs compétences sans devoir reprendre intégralement un cursus scolaire. Développer des certifications partielles et des passerelles entre métiers. Un diplôme doit ouvrir des possibilités, non enfermer définitivement dans une profession.
6. Transformer France Travail en véritable service de rapprochement entre candidats et entreprises
Réduire les filtres automatiques fondés uniquement sur les diplômes ou les intitulés de postes. Permettre aux recruteurs d’identifier les compétences transférables et aux candidats de valoriser leurs expériences. Renforcer les conseillers spécialisés par secteur professionnel et mesurer leur efficacité sur les retours durables à l’emploi, plutôt que sur le seul nombre de démarches effectuées.
7. Faire de l’accompagnement des demandeurs d’emploi un parcours personnalisé
Proposer rapidement à chaque personne éloignée de l’emploi un diagnostic associant compétences, santé, mobilité, logement et besoins de formation. Désigner un référent stable et construire un parcours réaliste vers l’emploi. Associer droits et engagements réciproques, avec des obligations adaptées à la situation de chacun. Le RSA doit être un instrument de réinsertion, sans abandonner les personnes confrontées à des difficultés durables.
8. Sécuriser les reconversions professionnelles
Permettre aux salariés de changer de métier avant d’être confrontés au chômage. Développer les congés de reconversion, les formations en alternance pour adultes et les parcours associant formation et expérience pratique. Renforcer la coordination entre employeurs, branches professionnelles et organismes de formation. Une économie qui évolue doit offrir une seconde chance professionnelle à tout âge.
9. Orienter les formations vers les besoins économiques des territoires
Construire avec les régions, les entreprises et les partenaires sociaux une programmation pluriannuelle des compétences nécessaires. Prioriser les métiers de l’industrie, de la santé, de l’agriculture, de l’artisanat et des transitions technologiques. Publier les résultats des formations en matière d’insertion et de progression professionnelle, sans négliger les compétences générales indispensables pour évoluer.
10. Simplifier les dispositifs et garantir leur efficacité
Réduire l’empilement des aides à l’emploi, à la formation et à l’embauche. Clarifier les responsabilités de l’État, des régions, des branches professionnelles et des OPCO. Garantir aux organismes de formation des règles stables et prévisibles. Évaluer les dépenses publiques selon les qualifications acquises, les emplois durables créés et les gains réels de pouvoir d
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