L’Europe doit être un instrument de coopération entre nations souveraines, non une autorité éloignée des citoyens. La France doit retrouver les moyens de défendre son industrie, son agriculture, son énergie et ses choix démocratiques. Notre ambition : réformer profondément l’Union européenne, sans confondre souveraineté et isolement.
Cahier de doléances · Europe
Problème n° 6968
1 solution proposée
Voilà 10 réformes pour défendre les intérêts français et retrouver notre capacité de décision
1. Réaffirmer la souveraineté démocratique des nations
Engager une renégociation des traités pour mieux délimiter les compétences européennes. Les décisions concernant l’organisation de nos services publics, nos choix sociaux et nos secteurs stratégiques doivent relever prioritairement des États. Toute modification des rapports entre droit national et droit européen doit emprunter une voie constitutionnelle et juridique explicite.
2. Faire respecter le principe de subsidiarité
Réserver l’action européenne aux domaines où la coopération apporte une réelle valeur ajoutée : commerce international, recherche, grands projets industriels, sécurité et environnement transfrontalier. Soumettre les nouvelles réglementations à un examen de nécessité et renforcer le pouvoir des parlements nationaux de contester les interventions injustifiées.
3. Redonner aux citoyens le pouvoir de décider
Organiser des référendums sur les transferts majeurs de souveraineté et les orientations engageant durablement notre pays. Renforcer le contrôle du Parlement français sur les positions défendues à Bruxelles. Publier les mandats de négociation et les décisions prises par nos représentants. Les gouvernants doivent assumer leurs choix plutôt que d’invoquer systématiquement l’Europe.
4. Défendre nos intérêts dans les négociations européennes
Définir publiquement les priorités françaises avant chaque grande négociation. Construire des alliances avec les États partageant nos objectifs et utiliser pleinement les possibilités de négociation, de blocage et de dérogation prévues par les traités. Refuser les compromis qui fragilisent durablement nos capacités de production ou nos intérêts stratégiques.
5. Protéger notre agriculture et notre souveraineté alimentaire
Refuser les accords commerciaux qui exposent nos agriculteurs à une concurrence ne respectant pas des exigences équivalentes aux nôtres. Renforcer les contrôles des importations et défendre des clauses de sauvegarde efficaces. Réorienter les politiques agricoles vers la production, la rémunération des exploitants et la préservation de nos territoires.
6. Retrouver la maîtrise de notre politique énergétique
Défendre la liberté de chaque État de choisir son bouquet énergétique, notamment nucléaire et renouvelable. Réformer les mécanismes européens de formation des prix de l’électricité afin de mieux valoriser les coûts réels de production et les investissements de long terme. Préserver la capacité française à planifier et financer ses infrastructures énergétiques.
7. Reconstruire notre puissance industrielle
Faire évoluer les règles européennes de concurrence et d’aides publiques pour soutenir les filières stratégiques. Favoriser la production européenne dans les marchés publics lorsque les règles le permettent, et négocier leur adaptation lorsque nécessaire. Développer des projets communs dans les semi-conducteurs, les médicaments, les transports et les technologies critiques.
8. Construire une défense européenne respectueuse des nations
Renforcer la coopération militaire, les achats communs et les capacités industrielles de défense, sans abandonner la maîtrise nationale de nos forces armées. Préserver l’autonomie de décision française et notre dissuasion nucléaire. Développer des coopérations entre États volontaires, sans imposer une armée supranationale unique.
9. Réorienter la politique économique et monétaire européenne
Défendre une gouvernance de la zone euro qui prenne davantage en compte l’investissement productif, l’emploi et les différences économiques entre pays. Préserver la stabilité monétaire tout en favorisant le financement des infrastructures et de l’industrie. Évaluer les conséquences économiques, financières et sociales de toute réforme majeure avant de l’engager.
10. Refonder l’Europe autour de projets concrets
Privilégier une Europe capable de mener des projets communs plutôt qu’une uniformisation permanente des législations nationales. Développer les coopérations à géométrie variable entre pays volontaires, dans un cadre juridique clair. Évaluer régulièrement les politiques européennes selon leurs résultats économiques, sociaux, démocratiques et environnementaux.
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