Subventionner des panneaux solaire ou de l’éolien est une hérésie quand on sait que nous produisons une électricité faiblement carboné grâce à l’hydroélectrique et le nucléaire.
Nous devrions stopper immédiatement cela pour recentrer nos investissements sur le financement de pompes à chaleur made in France afin de remplacer les moyens de chauffage de type fioul et gaz qui nuisent autant à l’environnement qu’à notre indépendance stratégique.
Cahier de doléances · Environnement
Problème n° 699
2 solutions proposées
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Accélérer le remplacement du fioul et du gaz par des pompes à chaleur bien installées
Je propose de donner une priorité budgétaire à la réduction de notre consommation de combustibles importés, en développant une filière française de pompes à chaleur et de maintenance.
Objectif proposé : remplacer 500 000 chauffages au fioul ou au gaz par an pendant cinq ans, soit 2,5 millions de logements, après vérification de l’adaptation technique de chaque projet.
1. Retenir une enveloppe de travail de 3 milliards d’euros d’aides à l’équipement par an : 500 000 installations multipliées par 6 000 € d’aide moyenne. Cette enveloppe regrouperait les aides existantes et les éventuels compléments. Son surcoût public doit être calculé après déduction des dispositifs déjà financés. Les certificats d’économies d’énergie, supportés par les fournisseurs et, indirectement, par leurs clients, doivent apparaître séparément.
2. Subordonner l’aide à un dimensionnement sérieux, aux travaux d’isolation prioritaires si nécessaire et à une vérification après installation. L’ADEME constate qu’une part importante des PAC étudiées pourrait mieux fonctionner grâce à une meilleure installation ou à de meilleurs réglages.
3. Former 10 000 techniciens supplémentaires par an. À titre d’hypothèse, 5 000 € de formation par personne représentent 50 millions d’euros annuels, hors rémunération des stagiaires et gestion, à ajouter au programme d’équipement. Développer l’apprentissage, la reconversion et la maintenance.
4. Soutenir les investissements d’usines en France et favoriser des équipements réparables, à faible empreinte carbone et disposant de pièces détachées. Définir les critères de soutien dans un cadre européen juridiquement sécurisé.
5. Évaluer les nouveaux soutiens au solaire et à l’éolien selon leur utilité et leur coût complet pour le système, tout en respectant les contrats signés. Réorienter les crédits disponibles vers les substitutions aux énergies fossiles présentant le meilleur bilan.
Dimensionnement indicatif : avec 12 000 kWh de chaleur utile par logement et une performance saisonnière de 3, une PAC consommerait 4 000 kWh par an. Les 500 000 installations d’une année ajouteraient environ 2 TWh de demande annuelle, soit 10 TWh après cinq ans. Les pointes hivernales doivent être vérifiées localement.
Inclure les PAC réversibles lorsqu’elles répondent à un besoin établi de chauffage et de confort d’été, en privilégiant d’abord les protections solaires et la ventilation adaptées. Mesurer les combustibles remplacés, les factures et les performances réelles.
Définir un moratoire sur l’installation de nouveaux parcs ENR, comme les éoliennes et les panneaux solaires, afin de stopper l’artificialisation des terres agraires. Les panneaux solaires, notamment, peuvent être installés ailleurs.
Réaliser une cartographie du réseau électrique en lien avec RTE pour optimiser le choix des futures installations, afin de limiter au maximum les risques de black-out, comme en Espagne l’été dernier.
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Les solutions sont écrites par les inscrits, puis relues avant publication.
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