Bonjour
J’ai l’impression qu’il y a un énorme gâchis de l’argent public du fait d’une part de règles générales, qui peuvent être aussi contraignantes qu’on le veut mais n’ont finalement que peu d’effet du fait du manque de contrôle sur le terrain. Exemple : en fin de carrière j’ai travaillé dans le démantèlement nucléaire. Nous choisissions bien le mieux-disant, mais nos cahiers des charges étaient tellement précis qu’ils ne laissaient que peu de marge aux postulants et au final c’était le moins-disant qui était choisi, c’est-à-dire celui qui avait le plus rogné la qualité de prestation. La prestation se déroulait alors mal, plus ou moins, et il fallait que nous aidions ce partenaire pour continuer d’afficher le bon déroulé de nos chantiers, donc de notre propre carrière ! Et au final on avait quand même un mauvais résultat qu’il fallait faire reprendre lors d’un autre chantier. Payer peu cher nous coûtait donc cher !
Il y avait aussi le suivi des projets à long terme. Exemple simple : un chantier de connaissance de construction d’un site avant son démantèlement. Ensuite, comme on n’a « plus d’argent », le chantier de démantèlement n’est pas mené, les gens bougent, et le dossier de connaissance est perdu.
Mes collègues pourraient relater des dizaines de cas tels celui-ci.
Dans tous les cas, l’argent public avait été cependant strictement dépensé dans les règles de marchés en vigueur…
Cahier de doléances · Autre sujet
Problème n° 6992
1 solution proposée
Les cas que j’évoque sont relatifs à des contrats de résultats sous-traités. La sous-traitance est finalement le moyen déguisé de limiter les personnels publics, d’avoir du personnel jetable, mais avec aussi l’externalisation des connaissances et la perte de la maîtrise de notre activité. Au passage avec l’enrichissement de grandes sociétés avec de l’argent public. Une nationalisation d’activités permettrait sûrement de mieux avoir une maîtrise du début à la fin de nos activités, et de pouvoir les planifier sur le long terme avec suivi et cohérence dans nos actions.
Lorsque, militant pour le logement social, j’ai été élu représentant des locataires au CA d’une SA HLM, j’ai là aussi pu appréhender l’effet pervers, et sans aucun avantage, de confier à du privé des missions de service public.
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