La perte de notre souveraineté alimentaire et le déclin de l’agriculture.
Dans l’esprit collectif, l’agriculture conventionnelle est aujourd’hui opposée à la santé. Elle serait dangereuse avec ses produits phytosanitaires. Elle a mauvaise image, mais qui veut faire le metier de paysan ? Personne. Ils ne sont qu’une poignée.
Alors tout le monde se fiche qu’ils ne puissent plus vivre dignement de leur métier, qu’ils exercent souvent 50, 60 heures par semaine.
Le consommateur fait la loi, interdit les pesticides, les désherbants mais achète les tomates marocaines et les fraises espagnoles, elles-même produites avec ces mêmes produits interdits en France. Ou du sesame « bio » d’Inde.
Le poids de l’opinion publique oriente les choix politiques, mais en réalité, ce sont nos agriculteurs (ceux qui vouent leur vie à leurs terres, à leurs élevages) qui trinquent. Et c’est leur (sur)vie qui est en jeu.