L’État dilapide nos finances, les dépenses sont opaques, mal gérées. Dans ces conditions, n’importe qui (y compris moi) ne supporterait un nouveau prélèvement.
Une piste est de modifier le mode de calcul de l’impôt sur le revenu pour une progressivité selon une courbe en S (ou fonction sigmoïde) plafonnée à 66 %.
La somme due peut être convertie en prêt à taux négatif (c’est la valeur due qui représente les intérêts), ou par une contribution en une fois, pour :
- soutenir la création ou un investissement d’une entreprise
- réhabiliter / créer des travaux d’intérêt commun, par exemple un hôpital, une école, une route, etc.
Le contribuable choisit dans une liste établie par l’État où sa contribution ira.
Dans la liste des demandes de prêts, il est précisé le montant du prêt demandé, le nombre de mensualités, le taux.
Par exemple, une mairie souhaite faire des travaux d’isolation pour l’école. Le montant des travaux s’élève à 100 000 €, elle souhaite rembourser sur 7 ans, et sa capacité de remboursement est d’environ 1 190 € / mois. Elle ne remboursera que 88 000 €. La différence, soit 12 000 €, est le montant du/des contribuables. Le taux est de -5 %
En admettant qu’un seul contribuable soit le financeur de ce projet, il sait où va sa contribution, il paye ses impôts sur 7 ans mais a investi une somme de 100 000 € pour la reconstruction de la France (l’épargne est ainsi redirigée vers la France). La mairie peut plus facilement faire les travaux (pour un montant emprunté de 100 000 € sur 7 ans au taux actuel d’environ 3,5 %, la mairie doit rembourser environ 114 000 €. Soit une économie de 12 000 + 14 000 = 26 000 € ou 170 €/mois).
Pour développer la confiance des contribuables, y compris les modestes, il faut aussi supprimer tous les comités Théodule, les cabinets d’expertises/conseils (surtout étrangers. Nous avons en France des personnes de grande qualité qui peuvent faire mieux et sont alignées sur les intérêts de la France), les subventions à d’autres pays ou pour le CICE, ou d’autres sans contrepartie, etc.
Dans un rapport publié le 16 décembre 2025, la Cour des comptes dresse un bilan sévère de la lutte contre la fraude fiscale :
- La France ne produit aucune estimation fiable de l’écart fiscal.
- Les sommes recouvrées via les contrôles fiscaux peinent à retrouver leur niveau de 2015.
- Une hausse des classements sans suite et une réponse pénale globalement moins répressive.
- La fraude représenterait entre 80 et 100 milliards.
La fraude sociale est estimée à 13 milliards.
Se donner les moyens de lutter contre les fraudes est aussi une solution pour réduire le poids de la dette (ne plus la faire rouler, les prêts qui se terminent sont à taux faibles, et sont remplacés par des prêts à 4,96 %)