Le système de soins français auquel nous sommes très attachés part à la dérive notamment à cause des déserts médicaux causés par le maintien d’un numerus clausus inadapté qui ne répondait pas à la réalité des besoins. Ensuite, vient le comportement des médecins y compris spécialistes qui ont la liberté d’installation au détriment du service public de la santé sur le territoire. Enfin, la population vieillit et le besoin de soins augmente d’une part, et d’autre part, la structure administrative qui gère la santé consomme des moyens qu’il vaudrait mieux affecter aux soignants.
Cahier de doléances · Santé
Problème n° 7401
2 solutions proposées
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Pour reprendre la main sur la santé, il faut définir précisément la cartographie des besoins avec une prospection à 30 ans, regarder les structures existantes en s’assurant qu’elles sont utilisées correctement puis affecter les médecins et spécialistes sur le territoire en traitant en particulier les déserts médicaux ; il s’agit donc de mettre fin à la liberté d’installation des nouveaux diplômés (comme dans l’enseignement) avec une période de 5 ans a minima d’exercice en zone d’affectation. Cette affectation contractuelle est la juste contrepartie d’une prise en charge par l’État des études payées par l’impôt des citoyens. Pour les spécialistes, c’est la même logique, on recherche l’adéquation des besoins avec la ressource médicale et à défaut, on déconventionne de la Sécurité sociale ceux qui ne s’inscrivent pas dans cette démarche. Puis, l’exercice en secteur 2 doit être limité à la juste réalité économique d’un territoire.
Enfin, et c’est le plus important, une telle réforme ne peut se faire que par un référendum clair sur l’enjeu ; la loi ne permet pas d’avancer sur ce sujet majeur et sociétal car de nombreuses professions médicales sont bien représentées à l’Assemblée nationale et au Sénat représentant ainsi un lobby puissant qui entravera toute évolution.
Le plus important, une telle réforme ne peut se faire que par un référendum clair sur l’enjeu ; la loi ne permet pas d’avancer sur ce sujet majeur et sociétal car de nombreuses professions médicales sont bien représentées à l’Assemblée nationale et au Sénat représentant ainsi un lobby puissant qui entravera toute évolution.
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