La réconciliation par la terre et la valeur
Le constat : l’absurdité de deux France en miroir
Notre pays souffre d’une fracture que l’on feint d’ignorer : la coexistence de deux solitudes qui s’ignorent et se meurent chacune de leur côté.
La France des banlieues : une jeunesse urbaine souvent reléguée, en perte de sens et d’ancrage, enfermée dans des barres d’immeubles, saturée d’anxiété et exclue de la valeur économique réelle.
La France des clochers et des sillons : des villages ruraux qui perdent leurs écoles, des exploitations agricoles qui meurent faute de bras et de repreneurs, et des tonnes de récoltes perdues pendant que l’on importe notre alimentation à grand coût.
D’un côté, une énergie humaine qui s’étiole sans perspective ; de l’autre, un territoire fertile qui s’éteint sans main-d’œuvre. La République s’est contentée de gérer ces deux maux à coups de subventions étanches, en traitant les premiers comme des « problèmes de sécurité » et les seconds comme des « charges de fin de race ». C’est un contresens historique et économique.
La rupture psychologique : sortir de la charité, entrer dans l’épopée
Les tentatives passées ont échoué parce qu’on a voulu « recaser » un jeune seul au fond d’une ferme isolée. C’est ignorer la psychologie humaine : le déracinement individuel produit l’échec et le repli.