L'indépendance et l'impartialité de la justice exigent que le citoyen puisse avoir confiance dans un magistrat, indépendamment de ses convictions personnelles.
Or, les magistrats disposent aujourd'hui d'un droit syndical et leurs organisations peuvent intervenir publiquement dans le débat sur la justice et son fonctionnement. Parallèlement, leur statut leur impose déjà un devoir particulier de réserve : les manifestations politiques incompatibles avec leurs fonctions sont interdites et leur expression publique ne doit pas nuire à l'exercice impartial de leurs fonctions ni à l'indépendance de la justice.
Il existe donc une tension entre l'exercice d'une fonction qui doit apparaître strictement impartiale et l'appartenance à des organisations syndicales susceptibles de prendre publiquement position sur des questions politiques, sociales ou judiciaires.