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Cahier de doléances · Éducation

Problème n° 757

L'État finance des formations supérieures sans toujours mettre suffisamment en relation le nombre de places proposées, les perspectives professionnelles offertes aux étudiants et les besoins prévisibles du pays.

Il peut en résulter simultanément des filières formant davantage de diplômés que le marché du travail ne peut raisonnablement en absorber et, à l'inverse, des pénuries durables dans des professions essentielles.

Cette absence de pilotage constitue un mauvais usage de l'argent public, mais également une forme de tromperie envers les jeunes lorsqu'ils consacrent plusieurs années à une formation offrant très peu de débouchés professionnels.

Dans le même temps, la France peut chercher à combler certaines pénuries en recrutant des professionnels formés à l'étranger. Dans le domaine médical notamment, cela peut conduire à attirer des médecins dont la formation a été financée par des pays qui ont eux-mêmes besoin de ces professionnels.

Depuis Maine-et-Loire (49) · 4 octobre

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Solution n° 758Niveau : État

Établir une véritable planification des capacités de formation supérieure à partir des besoins prévisibles du pays à cinq, dix et quinze ans.

Pour chaque filière financée principalement par l'argent public, publier le nombre d'étudiants formés, le coût de la formation, le taux d'abandon, le taux d'emploi à la sortie, le niveau d'emploi correspondant réellement au diplôme et les besoins prévisibles du marché du travail.

Adapter ensuite progressivement le nombre de places financées dans chaque filière à ces données, avec des quotas ou des capacités d'accueil révisés régulièrement.

Dans les secteurs en pénurie durable — médecine, santé, ingénierie ou autres professions indispensables —, augmenter prioritairement les capacités françaises de formation plutôt que de faire reposer durablement notre système sur le recrutement de professionnels formés aux frais d'autres pays.

La planification ne doit pas dicter à chacun le métier qu'il doit exercer. Elle doit en revanche permettre à la collectivité de décider rationnellement du nombre de places qu'elle finance dans chaque formation.

Depuis Maine-et-Loire (49) · 4 octobre

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