Ne pas confondre « croissance économique » avec « décroissance matérielle ».
- La croissance économique est « liquide »,
- La croissance matérielle est « solide » et implique matériau & énergie en production, effluents en exploitation, déchets ultimes en recyclage.
L’avenir industriel de la France se fera dans la « croissance économique par la décroissance matérielle » de produits intelligents vendus cher au reste du monde.
Pour le moment, une seule filière a réussi ce défi : l’aéronautique en puisant ses racines dans le formidable élan impulsé par Concorde.
Le problème relève donc de la « discipline du langage » pour parler correctement du processus économique industriel sous-jacent :
- nous devons nous concentrer sur le développement et l’industrialisation de « produits matériels décroissants », c’est-à-dire :
. consommant moins de matériaux - mesurés en kg,
. consommant moins d’énergie - mesurée en joules,
. rejetant moins d’effluents en exploitation (i.e. : CO2, NOx, particules fines, …) - mesurés en kg dangereux,
. produisant moins de déchets ultimes en recyclage - mesurés en kg dangereux et en kg recyclés,
- tout en les « vendant cher » au reste du monde pour développer la croissance économique.
2 filières françaises d’excellence mondiale ont déjà réussi ce défi de la « croissance économique par la décroissance matérielle » :
- la filière gastronomique et vinicole,
- la filière des produits matériels de luxe.
Reste à réussir les filières industrielles sur lesquelles la France a toujours été en pointe :
- Centrale nucléaire de fission de 4e génération (surgénérant le combustible et passant les réserves actuelles de combustible de 70 ans à 3 000 ans),
- Centrale nucléaire de fusion de l’hydrogène (produisant - sans déchet - de l’hélium et générant l’électricité d’une vie terrestre avec 50 litres d’eau de mer),
- Train rapide robotisé (de jour et de nuit),
- Système de transport urbain robotisé (tram, métro, …),
- Fusée robotisée réutilisable,
- Robot mineur,
- …