La responsabilité mortelle du système euro dans l'accroissement démesuré de la dette française.
On entend souvent que l'euro serait une monnaie forte, sans laquelle nous ne serions rien.
Ce discours occulte un fait majeur : c'est grâce (ou plutôt à cause !) à l'euro que nous, en tant que citoyens, et nos dirigeants, avons pu arriver à une telle situation de déséquilibre de nos comptes publics, de notre balance commerciale, et in fine de dette abyssale.
Parce que sans l'euro, les marchés auraient tiré la sonnette d'alarme il y a bien, bien longtemps, nous contraignant à corriger le cap bien avant que nous n'en arrivions à la situation incroyablement dégradée que nous connaissons aujourd'hui...
L'euro, et l'endettement qu'il permet, est comme une drogue dure. L'euro a été aussi bénéfique à la France que l'héroïne l'est au toxicomane : elle nous a dispensés de voir le réel. Elle nous a poussés à sans cesse augmenter les doses pour maintenir l'illusion. Elle nous a plongés dans un état de dépendance terminal : nous ne pouvons plus vivre sans elle, nous n'avons plus le moindre rapport à la réalité.
L'euro nous a détruits, mais sans l'euro, notre économie mourrait sur le coup. Pas à cause des financiers, qui, tels des dealers ayant ferré la proie, commencent à venir réclamer leur dû, comme en témoigne l'augmentation récente des taux d'intérêt à 10 ans. Mais à cause de l'état du malade lui-même : l'état de notre industrie, de notre école, de notre classe politique, de notre balance commerciale, de notre haute fonction publique, l'état même de notre société. Tout est si dégradé que toute tentative de sevrage serait fatale.
Nous sommes terriblement accros, et les dealers commencent tout juste à augmenter les tarifs.