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Cahier de doléances · Éducation

Problème n° 778

Au-delà du manque de moyens ou encore de la faible rémunération des enseignants, l'école ne permet plus le partage d'un référentiel commun tant elle favorise une forme d'entre-soi.

Dans une même ville, deux collèges peuvent chacun être composés d'élèves provenant de milieux radicalement différents (catégorie sociale, origine, etc.). Je vois plusieurs conséquences à ce constat : reproduction des inégalités et donc désamour d'une partie de la population, souvent d'origine étrangère, pour l'idéal républicain, et difficulté à vivre ensemble en raison d'un entre-soi qui peut se prolonger lors des études, de la vie professionnelle etc.

Or, l'investissement dans l'ensemble de la jeunesse, qui doit assurer l'égalité/équité des chances, est un pan indispensable de l'unité de la nation ainsi que de la résolution de nombreux problèmes sécuritaires (radicalisme religieux, trafic de drogue etc.).

Cette forme de ségrégation dans les écoles me parait donc être un point essentiel à résoudre pour assurer une meilleure unité de la nation (en plus de la ségrégation dans l'espace ainsi que des flux migratoires).

Depuis Nord (59) · 5 octobre

3 solutions proposées

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Solution n° 779Niveau : État

Plusieurs solutions me semblent devoir être explorées : réforme de la carte scolaire, réflexion autour du maintien de l'enseignement privé, ajout d'une tournée de plusieurs lieux emblématiques de l'histoire de France dans le cursus d'éducation à la vie morale et citoyenne pour l'ensemble des élèves, etc.

Depuis Nord (59) · 5 octobre
Solution n° 846Niveau : État

Le principal souci évoqué ne vient pas, à mon sens, d'un quartier où il y aurait beaucoup de personnes issues de l'immigration, mais des élèves qui perturbent les cours ou qui harcèlent les autres élèves. En effet, un enseignant ne peut pas enseigner correctement dans ces conditions, et l'élève ne peut pas étudier sans avoir la boule au ventre. Il faudrait créer des internats spécialisés pour les élèves turbulents.

Je prendrai l'exemple d'une maman que je connais, qui habite Grande-Synthe et qui est d'origine algérienne. Cette dernière a décidé de mettre son enfant dans le privé. En effet, il se faisait harceler depuis plusieurs années et la situation n'évoluait pas malgré les différentes alertes de la maman.

Donc, il faudrait permettre aux enseignants de pouvoir enseigner dans de bonnes conditions dès le primaire.

Depuis Nord (59) · 5 octobre
Solution n° 994Niveau : État

Je partage ce constat.

Afin que nous vivions davantage « côte à côte » et que nous ne finissions pas « face à face », pour paraphraser l’ancien ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, il est absolument impératif que nous fassions Nation. Comme l’exprimait si bien Ernest Renan dans sa conférence donnée à la Sorbonne en 1882, une Nation nécessite d’« avoir des gloires communes dans le passé [et] une volonté commune dans le présent ; avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore ».

Ces gloires communes, ou encore cet « héritage » dont Renan parle dans cette conférence, doivent à tout prix être transmis par l’école, en particulier à l’école primaire. Force est de constater que nos élèves ne font plus suffisamment d’histoire de France ni de géographie de la France. J’en ai moi-même été le témoin en tant qu’écolier. Il ne semble pas que ceux qui sont arrivés après moi aient davantage bénéficié de cet apprentissage, bien au contraire.

L’école doit se recentrer, à l’école primaire, sur ses fondamentaux : le français, les mathématiques, l’histoire et la géographie de la France.

L’esprit critique est nécessaire, et l’apprentissage d’autres disciplines, telles que les langues étrangères, l’est également. Toutefois, cela ne peut intervenir que dans un second temps. Il est d’abord indispensable que les écoliers acquièrent des bases solides, des murs porteurs : les fondamentaux indispensables à la fois à la constitution d’une Nation et à la formation d’un esprit libre et critique.

Il est donc indispensable de recentrer les enseignements autour du français et des mathématiques, trop souvent délaissés au profit d’autres disciplines, importantes mais secondaires. Il est également indispensable d’enseigner l’histoire et la géographie de la France, aujourd’hui trop peu enseignées. Il faut transmettre les fondamentaux dès l’école primaire, puis approfondir, à mesure que les élèves avancent dans leur scolarité, des points plus précis et plus complexes, tels que les différents régimes et institutions politiques depuis la Révolution française.

Il en va de la cohésion nationale. Pour reprendre les mots d’Ernest Lavisse : « Tu dois aimer la France, parce que la nature l’a faite belle, et parce que son histoire l’a faite grande. »

Depuis Nord (59) · 5 octobre

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