Ras-le-bol du nivellement par le bas : la classe de maths de ma fille, où c’est le bordel à chaque cours, a pourtant 17 de moyenne. Les notes ne veulent plus rien dire, l’autorité est pointée du doigt comme une agression, voire du fascisme, et les bons élèves sont forcés de subir le diktat de ceux qui n’en ont rien à foutre. Pendant ce temps, les fils de bourges étudient du Verlaine et commencent les programmes de prépa en terminale et, comme par hasard, finissent dans les grandes écoles.
Cahier de doléances · Éducation
Problème n° 785
2 solutions proposées
Votez pour celle qui vous semble la meilleure : une voix par personne, que vous pouvez déplacer.
Arrêter avec le nivellement par le bas. Classer les élèves par niveau. Ceux avec le meilleur niveau sont dans des classes plus chargées : 40 à 45 élèves. Peut-être même avec moins d’heures de cours et plus de travail personnel à la maison. Les groupes de moindre niveau bénéficient de plus de moyens humains, de groupes à taille réduite et de soutien pour ceux qui le souhaitent. Les élèves violents défiant l’autorité doivent être renvoyés à la première insulte ou au premier geste déplacé, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui.
Pour que l’école soit de nouveau synonyme d’égalité des chances, peu importe le statut social.
Le nivellement par le bas est le résultat d'une politique de baisse des exigences liée à une décorrélation entre les besoins et possibilités de l'enseignement supérieur et le reste de l'enseignement.
1 Il faut réformer le système en changeant sa finalité. De quel enseignement supérieur a-t-on besoin ? Que fait-on avec chaque diplôme en poche ?
2 Faire du bac et du brevet des points de passage vers le niveau supérieur, corrigés par les professeurs du niveau supérieur.
Le baccalauréat devient le diplôme d'entrée dans le supérieur, corrigé par les professeurs du supérieur, qui vérifient ainsi que les futurs étudiants ont le niveau pour suivre. Chaque candidat passe les matières nécessaires selon son orientation. Les notes doivent attester un niveau et faciliter l'entrée dans la formation. Par exemple, pour devenir étudiant en histoire, il faut au minimum recueillir un 15 dans cette matière, mais également en Français, Philosophie, Langues. L'étudiant peut être testé dans des options : latin, économie, sciences.
Le brevet doit devenir la porte d'entrée vers le lycée. L'élève doit être sélectionné sur deux principes : la moyenne sur les matières du socle commun ; plus que la moyenne dans les matières qui intéressent sa future orientation. Si l'élève veut aller en général, il doit obtenir de bons résultats dans les matières générales. S'il veut s'orienter vers le technologique, idem en technologique. Pour la voie professionnelle, il faut introduire au collège des enseignements de type professionnel et faire de ceux-ci le vademecum pour entrée dans le niveau supérieur. Le brevet doit être corrigé par les professeurs du lycée.
3 L'entrée en sixième doit se faire via le passage d'un double test en français et mathématiques (au moins), corrigé par les professeurs du collège pour valider la capacité à suivre. Le test doit permettre soit une entrée en cursus standart, soit une entrée en Segpa pour ceux qui ont besoin d'une consolidation. Les entrées en Ulis doivent être menées au cas par cas.
4 Les élèves qui échouent à ce test doivent bénéficier de filières de remédiation. Création d'un CM3 en primaire pour permettre aux élèves qui ont des lacunes en lecture-calcul, de retravailler.
5 Création de filières de remédiation en fin de troisième, créer une articulation bac pro en quatre ans avec deux premieres années consacrées à un CAP.
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