Prendre en compte les (petits) personnels administratifs de l’EN.
Je suis actuellement en « retraite » (j’ai découvert que je touchais une « pension de l’État » ^^), après 25 ans de services.
Après la réussite de mon concours d’adjoint administratif, j’ai été parachutée le 1er septembre dans mon 1er service.
Ensuite, par le jeu des délégations rectorales pour me rapprocher de mon domicile, et les fermetures de poste, j’ai occupé une quinzaine de postes différents : secrétaire à l’inspection académique, au rectorat, au CDES (comité départemental de l’éducation spécialisée) puis à la MDPH (maison des personnes handicapées), dans un CIO, un lycée, des collèges, un lycée professionnel…
J’ai eu également des postes de secrétariat de direction, comptable, de gestion, d’examens…
J’ai eu un poste de gestionnaire (avec la même paie).
Pour TOUS ces postes, tous différents, j’arrivais le 1er septembre, sans formation préalable, et devais prendre immédiatement en main plusieurs logiciels très spécifiques (et très compliqués) quasiment le jour de la rentrée des classes.
Malgré toutes ces compétences, sur mon dernier poste mon traitement était quasiment équivalent à celui des personnels de service payés par la Région à ancienneté égale.
J’ai aussi connu les services du personnel du rectorat, archi-débordés.
Par exemple, 1 seul agent pour gérer tous les professeurs d’un seul département : pour travailler correctement, obligation d’être injoignable par téléphone plusieurs 1/2 journées par semaine.
D’ailleurs le turn-over dans les services RH des rectorats est impressionnant.
Les arrêts maladie également.
En secrétariat de gestion, je me suis fait insulter par des parents qui ne pouvaient payer les cantines et se manifestaient lorsque le recouvrement par huissier était engagé.
Est-ce normal ?