On n’exploite pas le pétrole de Guyane !
(Remarque, cette doléance concerne l’« énergie » qui est sous « environnement », c’est volontairement que je la place sous « transport »)
Le constat :
Tout le plateau des Guyanes produit ou explore du pétrole. Le Guyana a produit plus de 600 000 barils par jour en 2024. Le Suriname développe ses gisements et le Brésil explore sa marge équatoriale. Du pétrole a même été découvert en 2011 à 150 km au large de Cayenne, mais la loi Hulot de 2017, qui interdit la recherche d’hydrocarbures, a stoppé net l’exploration. La Guyane, l’un des territoires les plus pauvres de France, regarde ses voisins s’enrichir sans pouvoir rien faire.
La contradiction :
La France consomme toujours du pétrole et du gaz, et en importe l’essentiel. Si leur combustion pose un problème pour le climat (ce qui est une fable selon de nombreux chercheurs reconnus mais « excommuniés » par le GIEC), il est exactement le même pour un baril importé que pour un baril produit chez nous. Interdire la production nationale ne réduit donc pas la consommation : elle la déplace vers d’autres pays, avec un transport supplémentaire, des normes environnementales souvent moins strictes, et une perte de recettes, d’emplois et de souveraineté énergétique.
L’objection des échecs passés :
On objecte que les dernières campagnes d’exploration en Guyane ont échoué. Mais elles se sont limitées à une poignée de forages, menés dans un climat politique hostile, puis interrompus par la loi. Nos voisins, eux, ont persévéré : le Guyana a longtemps foré sans résultat avant ses découvertes géantes de 2015. Il serait pour le moins étonnant que toute la côte, du Venezuela au Brésil, regorge de pétrole, sauf la partie française. On ne peut pas conclure à l’absence de ressources quand on s’est interdit de les chercher.
Cahier de doléances · Transport
Problème n° 7889
1 solution proposée
- Abroger la loi Hulot, en priorité dans les territoires ultramarins.
- Autoriser la reprise de l’exploration en Guyane, avec les normes environnementales françaises, parmi les plus strictes au monde.
- Garantir qu’une part des recettes bénéficie directement aux territoires concernés.
En janvier 2026, le Sénat a voté une proposition de loi en ce sens, portée par le sénateur guyanais Georges Patient. L’Assemblée nationale l’a rejetée en juin 2026. Je demande qu’elle soit remise à l’ordre du jour.
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Les solutions sont écrites par les inscrits, puis relues avant publication.
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