S’approvisionner en produits locaux, qu’ils soient en agriculture raisonnée ou en bio, est devenu très difficile pour les habitants des petits bourgs. Les commerçants indépendants ont quasiment disparu, se faisant prendre leurs ressources et leur travail par : les banques, les experts-comptables, qui manquent d’éthique et qui facturent à outrance ceux qui ne savent pas ou n’ont pas le temps. Les grandes enseignes sont agressives et n’hésitent pas à mettre les maires dans leur poche pour conquérir les villages afin d’imposer leurs modèles pendant que les indépendants (les vrais). Les MIN (marché d’intérêt national) sont souvent souvent loin, les maraîchers veulent maintenant produire et vendre eux-mêmes, ce qui les contraint à travailler beaucoup plus et lorsqu’ils vendent aux grandes surfaces, celles-ci les paient très tard ou de manière lointaine. L’indépendant, lui, achète souvent au prix fort aux producteurs et grossistes, ce qui élève ses prix, sans compter le travail généré par le port de charges de cageots plus de 3 fois par semaine. Les grossistes qui livrent en général ne livrent pas de produits locaux ou sinon l’offre est pauvre. Plusieurs questions sont dans ce résumé. Il s’agit de la chaîne alimentaire de chaque territoire. L’indépendant se fait donc manger par la grande enseigne et le producteur s’épuise et disparaît.
Cahier de doléances · Agriculture
Problème n° 7891
1 solution proposée
Gérante d’une épicerie traditionnelle de produits locaux et toutes régions de France et autres de 2014 à 2021, et ayant pu analyser mes forces, mes faiblesses et le CA que cela générait mais également les contraintes liées à la forme de l’entreprise, puis aux volontés cachées de me remplacer par un groupe industriel, je me suis entourée en 2025 d’une équipe de jeunes ingénieurs en agronomie afin de proposer une solution par région. Créer un marché d’intérêt régional (M.I.R.) localisé dans chaque région et une plateforme logistique de distribution.
Argument 1 : Ceci permettrait de développer la croissance de nos maraîchers et agriculteurs en utilisant également le transport ferroviaire, route et Seine afin que nos agriculteurs se développent et que nos commerçants créent des boutiques indépendantes. (Je peux développer plus tard d’autres arguments.)
Argument 2 : Ceci favoriserait le tourisme et permettrait à tout un chacun de trouver des produits locaux à des prix raisonnables et de bien se nourrir, car avouons-le… nous n’avons pas d’autres choix que de nous rendre dans les grandes enseignes lorsque l’on est pauvre ou que l’on travaille… plus aucun indépendant n’existe ou très peu.
Nous aurions besoin d’abord de rassembler les produits locaux et ceux qui veulent participer à cette démarche et trouver des distributeurs afin de promouvoir les produits locaux de chaque région. Cette plateforme ne se limiterait pas seulement à la nourriture, mais comme à Rungis, permettrait d’accueillir également des matériaux issus du bâtiment, du réemploi et de faire une économie circulaire… Chanvre, lin, etc. pour la région normande par exemple.
Ayant passé ma vie dans le commerce à tous les niveaux, je crois fortement à ce modèle qui ne peut avoir qu’une impulsion politique. Merci
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