La mise en place des réformes est catastrophique, faisant chaque fois un peu plus la preuve de leur inefficacité et reléguant davantage le classement de la France dans un positionnement peu flatteur concernant les compétences de nos élèves dans les statistiques mondiales. Ces réformes ou mesures sont toujours extrêmement descendantes, très théoriques mais ne se préoccupant jamais de leur mise en place concrète. Parmi les revendications actuelles des lycéens figure la lourdeur des emplois du temps. Mais qui a rendu les emplois du temps infaisables, en multipliant au cours de la dernière réforme des lycées les options, les enseignements de spécialité obligeant les proviseurs lors de la confection des emplois du temps à multiplier les alignements de classes qui sont devenus la règle et rigidifiant les emplois du temps ? De plus, la multiplication des groupes nécessite de multiplier les salles dont le nombre n’est pas extensible, obligeant à placer des cours les mercredis après-midi et samedis matin avec paradoxalement des « trous » tout au long de la semaine. Dans un tout autre domaine, un exemple de mesure dont la réflexion n’est pas aboutie : l’interdiction des téléphones portables dans les établissements scolaires. Tout le monde applaudit des deux mains, mais concrètement, on fait comment ? Si l’on pose la question, on répond : autonomie des établissements ; oui mais lorsque 700, 1 000 ou 2 000 élèves arrivent le matin, on récupère de quelle manière les téléphones ? Et point délicat, comment les restituer en fin de journée ? Ça risque de prendre un peu de temps… On arrête les cours une heure avant ?
Cahier de doléances · Éducation
Problème n° 8048
1 solution proposée
Prendre l’attache des gens de terrain pour la mise en place des réformes. Revenir davantage à la notion de la classe et moins de groupes.
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