Les juges aux affaires familiales n’ont ni les moyens ni les formations nécessaires à la détection de l’aliénation parentale lors de séparations conflictuelles, sujet sur lequel la France est dramatiquement en retard. Des enfants manipulés se retrouvent entendus par des travailleurs sociaux et, leur parole étant reine (encore heureux), la manipulation passe souvent inaperçue. Quand le « méchant », c’est le papa, on veut peut-être bien y croire. Mais quand la méchante est la maman, l’appel au secours paternel devient tout simplement inaudible.
Épouse d’un homme qui ne voit plus ses enfants depuis qu’ils ont 9 et 11 ans, j’ai assisté à sa descente aux enfers dès lors qu’il a eu le malheur (!) de refaire sa vie avec moi. Nous formions une très (trop) joyeuse famille recomposée qui n’a pas du tout été au goût de la maman… Trois procès avec preuves des manipulations et mensonges, des délais ahurissants (12 mois entre l’ordonnance d’une expertise et le moment où elle a eu lieu ! 12 mois durant lesquels les enfants étaient seuls avec le parent aliénant…). Un psychologue expert mandaté, censé recevoir les éléments du dossier, mais qui ne les a pas et fait donc une expertise à l’aveugle, sans se douter une seconde de pourquoi on la lui demande.
Ça peut sembler anecdotique. Finalement, ça ne doit pas arriver souvent. Mais à l’échelle d’une vie, c’est catastrophique.
Il faut plus de moyens et des formations obligatoires pour les magistrats sur ces sujets sensibles. En l’état, elle n’est pas en mesure de défendre correctement les citoyens qui, parce que justement ils ont choisi de faire société dans un État de droit, s’en remettent à Elle.