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Cahier de doléances · Éducation

Problème n° 8198

- Beaucoup (trop) de gens qui ne connaissent rien à l’Éducation pensent savoir comment sortir l’école de son marasme. Ce n’est pas parce qu’on a un enfant ou qu’on a fait des études supérieures qu’on est capable d’enseigner à de jeunes enfants et qu’on sait comment ça se passe réellement dans une école.
- Beaucoup (trop) de ministres se sont succédé en très peu de temps et en donnant l’impression d’avoir pour unique objectif de laisser leur nom sur une réforme. Trop de changements, trop de nouveaux programmes : cela a un coût conséquent pour les mairies à cause des changements de manuels de lecture/fichiers, etc. qui doivent correspondre aux nouvelles attentes du ministère.
- Une réforme nationale des rythmes scolaires de 2013 (loi Peillon) rejetée par 95 % des communes qui demandent une dérogation chaque année pour ne pas l’appliquer et qui peut être imposée dans les 5 % des communes restantes. Réforme la plus injuste qui soit pour les enfants. Le mercredi matin étant travaillé, les élèves sont censés bénéficier d’activités périscolaires (ateliers culturels, artistiques ou sportifs) sur le temps libre dégagé sur les journées longues. Ces ateliers sont pris en charge par la mairie, avec une subvention de l’État.
Si la mairie est riche, les ateliers sont intéressants. Si la mairie est en difficulté, les enfants font du coloriage.
- Les enfants ont depuis un rythme plus soutenu que celui de leurs parents. Avant, le mercredi, ils allaient au centre aéré ou restaient à la maison. Il n’y a pas le même besoin d’attention au centre qu’en classe.
- L’école ne peut pas accueillir tous les enfants sans moyens. Certains enfants en situation de handicap ont besoin de structures d’accueil adaptées.
- Vrai problème de RH dans l’Éducation nationale. On ne parle pas de la violence institutionnelle. Aucun respect pour les enseignants.
- Trop de différence de traitement entre 1er et 2nd degré.
- Salaires revalorisés pour les jeunes enseignants mais pas pour les anciens.

Depuis Loiret (45) · 27 octobre

1 solution proposée

Solution n° 8199Niveau : État

- Choisir un ministre qui vient du terrain, pas d’une administration et le garder pour le quinquennat.
- Restaurer le respect de la parole de l’enseignant par les actes de la hiérarchie : réaffirmer que l’enseignant est le professionnel de l’éducation. Soutenir l’enseignant devant les parents, même s’il y a une enquête après. Personne ne se permet de dire au dentiste comment il soigne une carie !
Mettre des inspections plus fréquentes et aléatoires (actuellement, dans le 1er degré, pas d’inspection pendant les 25 dernières années !!!)
- Abroger la réforme des rythmes scolaires. (Une subvention en moins !) Et arrêter d’imaginer qu’on peut calquer les rythmes d’autres pays aux nôtres. Les emplois du temps sont déjà adaptés ici pour travailler le matin et en début d’a.-m. les matières essentielles et en fin d’après-midi les activités culturelles/artistiques/sportives.
- Rouvrir plus de structures type IME, ITEP, etc., tout en favorisant l’inclusion temporaire dans les classes.
- Revaloriser les salaires des anciens qui gardent la vocation malgré tout.
- Revoir la gestion humaine de l’EN.
Pour les affectations, pour les changements d’école… Réintroduire les syndicats dans les phases déterminantes du mouvement.

Depuis Loiret (45) · 27 octobre

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