Planification locale de la transition écologique :
L’accumulation des obligations réglementaires de planification, au service des objectifs de développement durable de l’ONU, conduit les collectivités territoriales et leurs établissements publics à élaborer une multiplicité de documents sectoriels (déchets, qualité de l’air, réseaux de géothermie, numérique responsable, bruit, énergies renouvelables, commande publique durable, etc.).
Ces obligations reposent bien souvent sur des seuils démographiques qui déterminent les acteurs assujettis, sans nécessairement refléter, à eux seuls, la diversité des enjeux, des ressources, des compétences et des capacités d’action locales.
L’existence d’un document de planification ne garantit, à elle seule, ni la cohérence des politiques publiques, ni l’obtention de résultats concrets. L’enjeu dépasse donc la seule réalisation de documents conformes aux exigences réglementaires. Il réside dans la capacité des territoires à construire des stratégies intégrées et proportionnées à leurs besoins, tout en disposant des moyens nécessaires à leur mise en œuvre.
La question politique centrale consiste donc à déterminer comment concilier un socle commun d’objectifs et d’exigences de développement durable avec des modalités de planification et d’intervention adaptées aux réalités locales. Il ne s’agit pas de renoncer à l’égalité devant les exigences environnementales, mais de dépasser une conception trop uniforme et figée des obligations, pour construire une véritable équité territoriale, garantissant à chaque territoire la capacité d’agir efficacement, selon ses enjeux, ses ressources et ses compétences, en faveur de ces transitions socio-écologiques, énergétiques et numériques à opérer.