La France dispose d’atouts énergétiques, nucléaires et hydriques considérables, mais l’absence de stratégie de long terme, la dépendance aux marchés et aux ressources extérieures ainsi que le sous-investissement dans ses infrastructures l’empêchent de transformer ces richesses en souveraineté, en compétitivité industrielle et en prospérité durable.
Cahier de doléances · Environnement
Problème n° 8273
1 solution proposée
Mon Pacte français de puissance 2075 propose une stratégie sur cinquante ans pour garantir l’indépendance énergétique et hydrique de la France, soutenir sa réindustrialisation et transformer ses infrastructures en sources durables de richesse nationale.
1. Faire de l’électricité un avantage compétitif
La France doit valoriser son parc nucléaire et hydroélectrique en garantissant une électricité stable, décarbonée et compétitive. Des contrats de quinze à vingt-cinq ans permettraient aux industries stratégiques d’accéder à des prix de 55 à 65 €/MWh, et aux PME industrielles de 65 à 75 €/MWh. Un dividende électrique redistribuerait une partie de la richesse énergétique aux ménages et financerait les investissements futurs.
2. Reconstruire la puissance nucléaire
Le programme prévoit la prolongation du parc existant, la construction de quatorze EPR2, le développement de cent petits réacteurs modulaires et la recherche sur les réacteurs à neutrons rapides et le recyclage des combustibles. L’investissement atteindrait 410 milliards d’euros sur cinquante ans. L’approvisionnement en uranium serait diversifié, avec un plafond de 25 % par pays fournisseur et dix années de stocks stratégiques.
3. Garantir la souveraineté de l’eau
Un plan de 205 milliards d’euros moderniserait les réseaux pour réduire les pertes d’eau potable de 20 % à moins de 8 %, développerait le stockage et la recharge des nappes, porterait la réutilisation des eaux usées traitées à 25 % et financerait le dessalement dans les territoires vulnérables. Les projets nucléaires seraient systématiquement associés à une planification hydrique de cinquante ans.
4. Moderniser les réseaux et développer les renouvelables
Le Pacte prévoit 200 milliards d’euros pour les réseaux électriques et 80 milliards pour le stockage. Le solaire serait privilégié sur les toitures, parkings et surfaces artificialisées, avec un objectif de 120 GW en 2075. L’éolien terrestre serait soumis à l’accord des communes, tandis que l’éolien en mer viserait 40 GW. La priorité serait donnée aux énergies réellement bas carbone, sans opposition idéologique entre nucléaire et renouvelables.
5. Sécuriser les ressources critiques et le numérique
Une réserve de métaux stratégiques de 20 milliards d’euros et un fonds minier souverain de 50 milliards réduiraient les dépendances extérieures. La France développerait ses capacités de raffinage, de transformation et de recyclage. Grâce à son électricité bas carbone, elle ambitionnerait également de devenir un territoire européen majeur pour les data centers et les infrastructures d’intelligence artificielle.
6. Créer un fonds souverain Énergie-Eau
Un fonds souverain viserait 1 000 milliards d’euros d’actifs en 2075. Il investirait dans le nucléaire, l’eau, les réseaux, les métaux critiques et l’innovation. Un « Livret France 2075 » et des obligations de souveraineté mobiliseraient jusqu’à 300 milliards d’euros d’épargne nationale. À terme, les revenus du fonds pourraient financer un dividende de souveraineté ou alléger les factures des ménages.
7. Financer la transformation nationale
Le programme représente 1 015 milliards d’euros sur cinquante ans, soit environ 20 milliards annuels. Son financement serait partagé entre EDF, les industriels, les investisseurs privés, l’épargne nationale, le fonds souverain et l’État. Une règle d’or distinguerait les investissements stratégiques créateurs d’actifs des dépenses courantes.
8. Inscrire la souveraineté dans la durée
Une loi de programmation à cinquante ans, soumise à référendum, garantirait la continuité des investissements. La souveraineté énergétique et hydrique pourrait être inscrite dans la Constitution. Au niveau européen, la France défendrait la neutralité technologique, la reconnaissance du nucléaire bas carbone et les contrats électriques nationaux de long terme.
9. Retrouver la puissance industrielle en 2075
Le Pacte ambitionne de porter la production électrique française à 1 100 TWh annuels, de réduire les importations fossiles de 80 à 85 %, de diviser par trois certaines dépendances stratégiques et de générer potentiellement un million d’emplois industriels directs et indirects. Les économies cumulées sur les importations fossiles pourraient atteindre 2 000 à 3 000 milliards d’euros sur cinquante ans, selon les projections du Pacte.
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