Enseignant depuis bientôt 25 ans, je remarque à quel point le niveau des élèves est faible en français et aussi dans les autres matières. Les exigences sont trop faibles, les professeurs sont démunis parce qu’ils sont coincés par des décisions qui les mènent à surnoter, à accepter beaucoup trop de choses. Conséquence dramatique : les élèves sont envoyés dans des filières post-bac sans les outils nécessaires à leur réussite.
Cahier de doléances · Éducation
Problème n° 8340
1 solution proposée
Remonter fortement le niveau des exigences dès l’école primaire : noter de 0 à 20 sans que cela puisse être remis en cause. Faire confiance à l’expertise des professeurs pour la notation. Renforcer les exercices tels que la dictée, le calcul, le par cœur en donnant davantage de temps à ces fondamentaux : une heure de français et une heure de mathématiques en plus chaque semaine dès le CP.
Au collège et au lycée, là aussi davantage de temps pour l’enseignement du français et des mathématiques.
Au lycée, suppression de la « réforme Blanquer » et retour à un système plus simple, qui semble avoir fait ses preuves pendant des décennies : rétablissement des filières (E, ES, L, etc.). Peut-être faudrait-il aussi stopper l’inflation des examens du baccalauréat et du BTS. Inciter plus fortement les élèves à choisir des filières professionnelles.
Pour aider les parents et les élèves : généraliser les études du soir à l’ensemble des écoles, des collèges et des lycées. Par exemple : les cours « classiques » pourraient se terminer à 15 heures (en supprimant certaines options et spécialités), les études seraient obligatoires de 15 h 30 à 17 h et encadrées par les professeurs qui pourraient aider et seraient payés en heures supplémentaires.
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