Dans notre société, la rémunération de bon nombre de métiers dits « essentiels » ne reflète pas leurs contributions à l’intérêt général.
Les femmes et les hommes qui par exemple prennent soin, accompagnent, éduquent, aident, écoutent les plus fragiles, etc. exercent ainsi des fonctions indispensables en matière de cohésion sociale. Pourtant, nombre d’entre eux connaissent des rémunérations insuffisantes, et un manque de reconnaissance professionnelle. Dans le même temps, certains jobs que l’on pourrait qualifier de « bullshit jobs » dont l’utilité ou la finalité posent question, peuvent donner accès à des rémunérations sans commune mesure avec celles de métiers dont la contribution humaine et sociale est fondamentale.
La prospérité d’une société ne devrait pas se mesurer uniquement à la richesse qu’elle produit, mais aussi à la dignité qu’elle garantit, aux personnes qu’elle protège et aux liens humains qu’elle préserve. Cela suppose de revaloriser les métiers essentiels, de garantir des revenus dignes et de reconnaître les compétences humaines et relationnelles qui contribuent directement au bien commun. Pour ce faire, la contribution sociale, humaine et sociétale des métiers devrait être portée en critère explicite des politiques de rémunération et de reconnaissance.