Parler aux quatre pulsions, pas à deux. Les campagnes se jouent souvent sur la peur (défensive) et le pouvoir d’achat (alimentaire). Ce programme a aussi quelque chose à dire sur l’élan créateur et sur la protection des plus fragiles. Quatre mots suffisent à l’organiser : défendre, nourrir, créer, protéger.
Donner à chaque pulsion un débouché construit. Chaque pulsion mal canalisée glisse vers son vice ou sa déformation.
Une demande de sécurité laissée sans réponse nourrit l’autoritarisme, une angoisse économique nourrit le repli, et ainsi de suite.
Les débouchés proposés ailleurs dans d’autres propositions (grooms de quartier formés à la médiation, Défi quartier, pouponnière d’entreprises, Points de bienveillance) sont des canaux pour ces énergies.
La machinocratie est le risque de la quatrième colonne. La science et la méthode y figurent comme intérêt culturel, et leur déformation est le gouvernement par la machine. C’est l’argument pour associer chaque donnée et chaque évaluation à une participation réelle : Tables de la jeunesse, réponses publiques, CESE et CESER.
Les intérêts culturels de chaque évolution des pulsions (socialisme pour la pulsion défense, philosophie pour la pulsion nourricière, art pour la pulsion propagative, science pour la pulsion projective) montrent que chaque pulsion a une forme noble.
Un discours politique qui ne s’adresse qu’à la forme basse (la peur, l’envie, l’égocentrisme) laisse le reste à ses adversaires.