L’économie de la spéculation :
Entre la production et la consommation, les intermédiaires multiplient les marges, souvent calculées en pourcentage, sans que leurs profits correspondent nécessairement à une création de valeur. À chaque étape, les prix augmentent, tandis que le consommateur final supporte la facture. Cette logique favorise les profits excessifs, l’opacité des prix et les inégalités.
Le marché de l’énergie illustre particulièrement cette dérive. La libéralisation de sa commercialisation en Europe a favorisé l’intervention de traders et d’intermédiaires qui peuvent réaliser des profits sans produire d’énergie. Les mécanismes de marché et la spéculation déconnectent les prix payés par les consommateurs des coûts réels de production. Des phénomènes similaires existent dans l’alimentation, le transport maritime et la grande distribution.