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Cahier de doléances · Économie

Problème n° 8656

Depuis les années 1980 et la fin de l’indexation des salaires sur l’inflation, on observe une chute régulière des revenus du travail, accentuée par le passage aux 35 heures. Cette situation est due à l’insuffisance des rémunérations proposées dans l’essentiel des métiers présents en France à l’heure actuelle, entre banque, restauration et emplois sociaux, avec un souci qui semble partagé par employeurs, élus et syndicats de niveler par le bas les rémunérations de façon globale. La délocalisation des usines a fait disparaitre un niveau de rémunération intermédiaire qui permettait de maintenir le pouvoir d’achat des salariés et les montants des cotisations (S.S., retraite et chômage) de ces salariés. L’exonération des cotisations sociales pour les revenus inférieurs à 120 % du SMIC a l’effet pervers de maintenir beaucoup de salaires à ce niveau de façon déplorable. De nombreuses grilles salariales démarrent notamment en dessous du SMIC, qui est par ailleurs un salaire de début de carrière pour des personnes pas ou peu qualifiées, ou sans expérience. Il ne devrait donc pas être possible d’attribuer cette rémunération au-delà de deux ans d’ancienneté dans un poste ou une fonction.
La CSG, impôt honteux s’il en est puisqu’il est imposable, prélève 10 % supplémentaires de la masse salariale. Ces éléments ont pour effet qu’année après année le pouvoir d’achat des salariés et des retraités s’est effondré.
Tous ces acteurs qui accusent aujourd’hui les retraites d’être la seule cause du mal ont contribué à la mise en place de tous ces éléments néfastes pour la progression des salaires. Ils sont donc responsables des actions qu’ils ont contribué à valider et de leurs conséquences.

Depuis Moselle (57) · 29 octobre

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Solution n° 8657Niveau : État

• Ne pas opposer rémunérations émanant des salaires et des retraites, les secondes étant la continuité des premiers.
• Il est urgent de relocaliser les usines pour élargir l’offre d’emploi à des métiers rémunérés à un meilleur niveau. Ceci ayant également pour effet de diminuer le nombre chômeurs et donc un double impact sur le niveau des cotisations sociales. (Adapter les formations)
• Pour faciliter le développement de ces usines et du produit en France, privilégier la production nationale notamment pour tous les achats publics. ATTENTION : conditionner à cela l’amélioration de la qualité des produits réalisés en France pour compenser l’écart de coût de production.
• Il faut encadrer l’augmentation des salaires et retraites par la loi, comme par exemple au Luxembourg pour conserver le pouvoir d’achat des personnes
• Supprimer la CSG sur les revenus du travail et des retraites, ce qui apportera une augmentation des salaires de 10 % à la majorité des salariés et retraités
• Enfin il est anormal de remplacer les emplois par de la robotique et de l’intelligence artificielle sans faire contribuer ces deux secteurs au financement des caisses. Pour chaque emploi supprimé remplacé par de la robotique et/ou de l’intelligence artificielle, établir une taxe sur la base du montant patronal des cotisations de la rémunération correspondante et les reverser aux différentes caisses de façon à ne plus faire reposer sur les seules rémunérations le coût des aides sociales, aides aux étrangers et aux porteurs de handicap, etc.
• Taxer les revenus des biens financiers et immobiliers dans la même optique, en maintenant et en augmentant la CSG sur ces deux types de revenus. Le travail à lui seul ne peut plus porter toutes les charges si on veut être compétitifs au niveau mondial en conservant un niveau de rémunération correct pour tous les travailleurs (agricoles, usines, social, santé, restauration…), niveau de rémunération qui leur garantira également un niveau de retraite correct.
• Les seuls salariés ne peuvent pas par leurs cotisations porter la charge de tous les fonds de solidarité. Il faut donc trouver des financements propres à ces secteurs, et ne plus les mélanger à la sécurité sociale et aux retraites.
• Revoir les régimes spéciaux de retraite qui, de fait, financent exclusivement ce pour quoi ils sont faits (les retraites) et dont les fonds ne sont pas dilués dans divers financements de fonds de solidarité et autres, contrairement au régime de base.

Depuis Moselle (57) · 29 octobre

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