Je travaille à l’hôpital public.
La tarification à l’activité a rendu le système complètement pervers.
On fait revenir deux fois les gens en 48 h pour une consultation et un hôpital de jour parce que ça rapporte de l’argent au moyen d’une cotation et que les faire le même jour en fait perdre car les deux ne peuvent pas être comptabilisés. Les gens et leurs soins deviennent des chiffres. Et cela n’est qu’un exemple. Il faut revenir dans une certaine mesure sur ce modèle de tarification à l’acte notamment pour les services avec des soins lourds et chroniques (gériatrie, médecine interne, cancérologie) qui ne seront jamais vraiment rentables et où cela n’a aucun sens.
Repenser la manière de faire des économies notamment arrêter d’être autant dépendant des laboratoires pharmaceutiques et leurs prix délirants du médicament. Vouloir prolonger la vie à tout prix à 90 ans également a un coût exorbitant et la société peut-elle encore l’assumer ? Au nom de la sacro-sainte préservation de la vie ?
On doit avoir une R et D académique plus performante mais jamais financièrement il ne sera possible de concurrencer les labos avec de l’argent public il faut donc trouver une manière de plus les contraindre.
Cahier de doléances · Santé
Problème n° 8675
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