L’émergence de projets de datacenters en orbite, portés notamment par Elon Musk et d’autres acteurs technologiques, pourrait ouvrir un nouveau chapitre de l’industrie numérique. En exploitant l’énergie solaire disponible dans l’espace et en s’affranchissant de certaines contraintes foncières, énergétiques et environnementales des infrastructures terrestres, ces installations pourraient devenir un maillon important des infrastructures numériques mondiales.
Face à cette perspective, la France et l’Europe doivent anticiper cette transformation plutôt que de la subir. Il s’agit d’engager dès maintenant une stratégie d’investissement dans la recherche, le développement et le déploiement d’une capacité souveraine de datacenters spatiaux, reposant sur nos propres technologies, nos capacités de lancement et nos infrastructures de télécommunications. L’enjeu est de ne pas laisser à quelques entreprises étrangères le contrôle exclusif d’une infrastructure susceptible de devenir aussi stratégique que les réseaux de télécommunication ou les centres de données terrestres.
L’ambition : faire de la France un acteur souverain du cloud spatial de demain, capable de maîtriser ses données, ses capacités de calcul et les infrastructures qui les hébergent.