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Cahier de doléances · Éducation

Problème n° 8902

Beaucoup de problèmes sur l’état de l’Éducation nationale ont été exposés avec lucidité. J’aimerais attirer l’attention sur un problème ciblé mais facile à résoudre : le grand oral en terminale.
Cette épreuve ne compte que pour le bac (pourtant déjà « donné »), n’a aucun impact sur l’admission dans l’enseignement supérieur, suscite des angoisses inutiles et comporte des effets discutables :
- Valorisation de la forme au détriment du fond (un élève peut être à l’aise à l’oral et raconter quelque chose de complètement faux, le barème fait qu’il pourra avoir une note correcte) : on préfère des élèves qui savent communiquer (voire bluffer ?) plutôt que des élèves ayant des connaissances précises et solides en oubliant que la confiance et l’aisance se construisent, pour ceux qui n’ont pas de facilités dans ce domaine, justement sur des connaissances solides.
- Les thèmes choisis sont souvent les mêmes d’une année sur l’autre et l’utilisation intensive de l’IA mène à des présentations stéréotypées apprises par cœur, sans recherche ni approfondissement véritables.
- Le temps consacré à la préparation de l’épreuve que ce soit le travail personnel ou le travail en classe est pris sur le temps de consolidation des bases (de plus en plus fragiles) et d’apprentissage des notions au programme. Le programme de terminale, pourtant dense, est de plus en plus survolé (aidé en cela par le faible niveau d’exigence des épreuves au baccalauréat) et n’est plus étudié suffisamment en profondeur, ce qui est pourtant nécessaire en vue d’une préparation sérieuse à l’enseignement supérieur.
- Sont souvent mis en place dans les établissements des grands oraux blancs qui désorganisent déjà une fin d’année dans laquelle il faut caser les épreuves orales de langue, les épreuves de TP pour ceux qui font physique ou SVT, les épreuves relatives à certaines options. À nouveau, cela se fait au détriment des heures de cours.
Se pose donc la question de la pertinence de garder cette épreuve !

Depuis Hauts-de-Seine (92) · 31 octobre

1 solution proposée

Solution n° 8903Niveau : État

- Supprimer le grand oral tel qu’il est, en renforçant les coefficients des deux matières de spécialité
- S’il fallait absolument garder de l’oral (ce dont je ne suis pas sûr), dans ce cas mettre un oral disciplinaire avec des banques d’exercices suffisamment nombreuses pour décourager le bachotage (sur le modèle des anciennes épreuves anticipées de 1re)

Depuis Hauts-de-Seine (92) · 31 octobre

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