Et si la reconquête de notre souveraineté industrielle et technologique commençait par une véritable stratégie nationale de formation des compétences scientifiques et techniques ?
Si la France ambitionne de réindustrialiser son territoire, de reconquérir des capacités de production dans des secteurs stratégiques et de maîtriser les technologies de demain, sommes-nous réellement en capacité de former suffisamment d’ingénieurs, de techniciens et de chercheurs dans les spécialités dont notre pays aura besoin ?
Plutôt que de dimensionner notre politique de formation à partir des capacités actuelles de nos établissements, ne devrions-nous pas partir de la vision industrielle et technologique que nous souhaitons pour la France à 10, 15 ou 20 ans, identifier les compétences humaines nécessaires à sa réalisation, puis adapter en conséquence notre appareil de formation, ses capacités d’accueil, ses filières et ses implantations territoriales ?
En d’autres termes, construire ainsi une véritable stratégie nationale des compétences, associant l’État, les territoires, les établissements de formation, les organismes de recherche et les acteurs industriels, afin de faire de la formation des ingénieurs, des techniciens et des chercheurs un levier central de notre réindustrialisation, de notre autonomie technologique et de notre souveraineté ?