Depuis des décennies, le débat sur les retraites tourne autour des mêmes variables : l’âge de départ, la durée de cotisation, le montant des pensions et le nombre d’actifs par retraité.
Mais posons une autre question : notre modèle de financement est-il toujours adapté à la manière dont nous produisons la richesse ?
Notre système de retraite par répartition reste largement financé par les revenus du travail. Pourtant, l’automatisation, la robotisation et désormais l’intelligence artificielle transforment progressivement le rapport entre travail humain, production et création de valeur.
Demain, une entreprise pourrait produire davantage avec proportionnellement moins de travail humain. La richesse créée ne diminuerait pas nécessairement, mais sa contribution au financement des retraites pourrait évoluer.
Le vieillissement démographique est une réalité. Mais pourquoi considérer presque exclusivement l’âge et les cotisations comme variables d’ajustement, sans réexaminer plus fondamentalement l’assiette du financement de notre solidarité intergénérationnelle ?