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Cahier de doléances · Retraites

Problème n° 9024

Depuis des décennies, le débat sur les retraites tourne autour des mêmes variables : l’âge de départ, la durée de cotisation, le montant des pensions et le nombre d’actifs par retraité.

Mais posons une autre question : notre modèle de financement est-il toujours adapté à la manière dont nous produisons la richesse ?

Notre système de retraite par répartition reste largement financé par les revenus du travail. Pourtant, l’automatisation, la robotisation et désormais l’intelligence artificielle transforment progressivement le rapport entre travail humain, production et création de valeur.

Demain, une entreprise pourrait produire davantage avec proportionnellement moins de travail humain. La richesse créée ne diminuerait pas nécessairement, mais sa contribution au financement des retraites pourrait évoluer.

Le vieillissement démographique est une réalité. Mais pourquoi considérer presque exclusivement l’âge et les cotisations comme variables d’ajustement, sans réexaminer plus fondamentalement l’assiette du financement de notre solidarité intergénérationnelle ?

Depuis Gironde (33) · 1 novembre

1 solution proposée

Solution n° 9025Niveau : État

Je propose d’explorer une évolution de notre système de retraite : passer progressivement d’une répartition principalement financée par les revenus du travail à une répartition intégrant plus explicitement la valeur produite.

L’objectif n’est pas de supprimer la répartition, bien au contraire. Il est de préserver ce formidable mécanisme de solidarité entre les générations en adaptant son financement aux transformations de notre économie.

Les gains de productivité, notamment ceux permis par l’automatisation, la robotisation et l’intelligence artificielle, doivent nous conduire à réfléchir à un véritable dividende social de productivité, susceptible de contribuer au financement de notre modèle social.

Cette évolution suppose de définir précisément la valeur à prendre en compte, les mécanismes de contribution, la préservation des droits contributifs et les effets sur l’emploi, l’investissement et la compétitivité. Elle doit être chiffrée et confrontée à ses limites.

C’est le sens de mon travail de réflexion intitulé « De la fiche de paie à la valeur produite » : ne plus seulement demander combien de temps nous devrons travailler, mais comment partager durablement la richesse que nous sommes collectivement capables de produire.

Depuis Gironde (33) · 1 novembre

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