Nos monuments historiques et nos musées subissent une pollution visuelle croissante. Les grands groupes du luxe y déploient d’immenses bâches publicitaires en contrepartie du financement de rénovations, alors même que l’affichage est en principe interdit sur les sites classés. Ce mécénat ouvre en outre droit à des avantages fiscaux. Il est donc légitime de s’interroger sur son véritable coût pour les finances publiques et sur les bénéfices qu’en retirent les entreprises mécènes.
La même question se pose pour le patrimoine issu des Jeux olympiques. Si le mécénat permet de réduire la contribution publique, la valeur publicitaire offerte aux sponsors, exposés à des milliards de téléspectateurs, est-elle proportionnée à leur apport réel ?