Pesticides : la santé publique ne doit pas s’incliner devant les lobbies !
Le retour des néonicotinoïdes et la réautorisation du glyphosate illustrent une même dérive : sacrifier la santé, la biodiversité et l’avenir de notre agriculture aux intérêts des industries chimiques et à la pression des lobbies.
Ce sont pourtant les mêmes arguments que ceux qui, hier, minimisaient la dangerosité du chlordécone. Les néonicotinoïdes déciment les pollinisateurs, indispensables à notre alimentation, et font peser des risques sur les écosystèmes et la santé humaine.
Quant aux pesticides, leurs effets potentiels sur la santé, notamment les cancers et les perturbations endocriniennes, imposent une vigilance scientifique et sanitaire absolue.
Les premiers exposés sont les agriculteurs qui manipulent ces produits. Mais les consommateurs ne sont pas davantage protégés. Les contrôles sanitaires sur les produits importés sont insuffisants, tandis que les services publics chargés de les effectuer ont été affaiblis. C’est une double injustice pour notre santé et pour les producteurs français qui respectent les normes.