Médecin généraliste en retraite récemment, je déplore la disparition progressive des médecins généralistes libéraux. Cette raréfaction sur tout le territoire est liée à plusieurs critères :
La baisse du numerus clausus
La baisse du pouvoir d’achat (une consultation très mal rémunérée et trop taxée)
Une charge de travail de plus en plus importante liée aux contraintes, aux tracasseries et à la perte totale de l’indépendance au sein de son cabinet par ARS et CNAM
La tentation du médecin de vouloir devenir un libéral à 35 heures par semaine est la constante, cela s’explique par la perte totale d’intérêt pour notre métier. La tendance est de travailler peu grâce à la création du concept du médecin traitant qui permet d’autobloquer son nombre de patients, et la création de sa sainteté Doctolib qui a supprimé l’emploi de réceptionniste médical et ne permet plus au patient de joindre son médecin
Enfin la société investit dans des études coûteuses pour avoir une médecine de qualité et en nombre suffisant or en fin d’études, le jeune médecin ne s’installe pas ou dans des régions déjà bien dotées
Cahier de doléances · Santé
Problème n° 9299
1 solution proposée
1 - Augmenter de façon importante le nombre de médecins formés et retrouver un niveau élevé de formation
2 - Ne pas permettre pour les 3 premières années une installation totalement libre sur le territoire des médecins, spécialistes et chirurgiens. Au bout de 3 ans, le professionnel installé dans une zone sous-dotée pourra soit rester, s’il se trouve bien, soit s’installer ailleurs selon son bon vouloir ; il sera alors remplacé par un étudiant à son tour en cours d’installation. Le territoire retrouvera ainsi une bonne répartition des soins. Au sujet des médecins européens jeunes ou nouveaux installés, ils seront soumis aux mêmes règles (que l’Europe soit d’accord… ou non, il en va de notre souveraineté)
3 - Augmentation du pouvoir d’achat soit en enlevant les actes de 30 % ou en baissant les charges directes ou indirectes de 30 %
4 - Suppression des ARS qui ont été un des plus grands malheurs de notre profession
5 - Remettre tous nos médecins à leur fonction, je m’explique, les médecins de la sécurité sociale, scolaires, dans les laboratoires, et dans les administrations publiques, etc., etc., n’exercent pas leur art et doivent revenir sur le terrain.
Ces quelques mesures faciles à mettre en route feront tousser quelques professionnels de la santé, mais nous nous devons à la population en responsabilité (quelle plus grande responsabilité que de prendre en charge la santé de nos concitoyens) et accepter les avantages, une profession passionnante très bien rémunérée à l’avenir et les inconvénients.
L
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Les solutions sont écrites par les inscrits, puis relues avant publication.
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