Et si nous nous trompions de débat sur la richesse ?
Imaginez trois personnes.
La première a de l’argent, mais pas d’idée. La deuxième a une idée formidable, mais pas un sou. La troisième sait comment transformer cette idée en entreprise.
Elles s’associent. Elles embauchent des dizaines, puis des centaines de personnes. Chacun apporte son intelligence, son travail, son expérience. L’entreprise grandit.
Vingt ans plus tard, elle vaut un milliard d’euros.
Magnifique réussite !
Mais au fond, qui a créé cette richesse ? Celui qui a investi ? Celui qui a imaginé ? Celui qui a dirigé ? Tous ceux qui ont travaillé ?
Un peu tout le monde, non ?
Alors pourquoi passons-nous notre temps à nous demander comment taxer cette fortune, plutôt qu’à réfléchir à ce qu’elle représente réellement ?
Laissons les entrepreneurs entreprendre, investir, réussir et s’enrichir. Nous avons besoin d’eux !
Mais distinguons enfin la richesse personnelle de la richesse productive, celle que tant de personnes ont contribué à construire.
Et posons-nous une question toute simple : lorsque les créateurs de cette entreprise disparaissent, pourquoi toute cette richesse productive devrait-elle devenir automatiquement une fortune privée héréditaire ?
Et si nous inventions une autre manière de posséder, de transmettre et de faire circuler les richesses ?
Pas pour empêcher les réussites individuelles. Pour qu’elles deviennent aussi les opportunités des générations suivantes.
C’est l’idée que je propose d’explorer avec le Patrimoine sociétal.
Et vous, qu’en pensez-vous ?