Natacha Polony ne doit pas se contenter d’afficher un soutien de principe à la cause animale ; elle doit prendre un engagement présidentiel public, concret et vérifiable, en signant la Déclaration des droits de l’animal actuellement proposée aux présidentiables et en annonçant la création d’un ministère de la Protection animale de plein exercice. Ce serait un signal fort de son indépendance vis-à-vis de puissants lobbys mortifères et mercantiles hostiles aux droits des animaux, une affirmation de sa volonté de changement politique sur ce sujet méprisé et une démonstration de sa capacité à entendre une aspiration populaire largement partagée.
Je propose que Natacha Polony prenne ces six engagements présidentiels forts en faveur des animaux :
- 1/ Créer un ministère de plein exercice de la Protection animale, confié à une personnalité issue du Parti animaliste, disposant d’un budget propre, d’une administration dédiée et d’une véritable autorité interministérielle.
- 2/ Constitutionnaliser les articles de la Déclaration des droits de l’animal de la LFDA, en faisant de leur application une exigence transversale de toutes les politiques publiques.
- 3/ Organiser une convention citoyenne sur la chasse de loisir, dont les conclusions seront soumises à référendum, afin que ce sujet de société soit tranché démocratiquement après un débat éclairé et pluraliste.
- 4/ Garantir un centre de soins pour la faune sauvage dans chaque département, grâce à un financement public pérenne permettant la création de nouvelles structures et la consolidation de celles qui existent déjà. La plupart des départements sont aujourd’hui dramatiquement dépourvus de ce type de dispensaire, laissant de nombreux animaux sauvages blessés sans solution de prise en charge adaptée. Les centres de soins existants reposent souvent sur de modestes associations, animées par des bénévoles dévoués, mais confrontées à de graves difficultés financières pour soigner quotidiennement d’innombrables animaux sauvages, parmi lesquels des espèces protégées. Ces structures accomplissent pourtant une vraie mission d’intérêt général au service de la biodiversité, de la préservation des espèces et de notre patrimoine naturel. Il est temps que la solidarité nationale leur donne les moyens de leurs fonctions, en reconnaissant pleinement leur utilité écologique et collective.
- 5/ Subventionner la création de mares écologiques : mettre en place une aide financière incitative destinée à favoriser la création d’une petite mare naturelle dans le jardin des particuliers ou dans les espaces verts des entreprises. Ces points d’eau constituent de véritables refuges pour la faune sauvage : amphibiens, libellules, insectes pollinisateurs et oiseaux, indispensables pour préserver les espèces menacées et favoriser la résilience face aux épisodes annoncés de sécheresse prolongée et de fortes chaleurs à répétition. Objectif : faire de chaque jardin un refuge pour la biodiversité en encourageant les citoyens à devenir acteurs de la préservation du vivant.
- 6/ Protéger les animaux marins de l’actuelle surpêche destructrice, en créant 30 % d’aires marines protégées sans chalutage de fond, dont 10 % en protection intégrale, sans prélèvement, y compris artisanal. Organiser une transition progressive vers une pêche exclusivement artisanale à faible impact, en accompagnant financièrement les professionnels concernés.
Le référendum d’initiative citoyenne permettra de trancher des questions de société comme la corrida et les combats de coqs, ainsi que des projets d’aménagement majeurs comme les autoroutes contestées A69 et A412. Autrement dit, protéger les animaux, c’est aussi protéger notre santé, notre environnement, notre alimentation et, plus largement, notre humanité.
La cause animale constitue un levier de mobilisation électorale : en intégrant pleinement le bien-être animal dans sa vision politique et son programme pour la France, Natacha Polony parviendra à convaincre un électorat indécis ou abstentionniste de se rendre aux urnes. Le temps est venu de donner une traduction politique concrète à une préoccupation très populaire reléguée aux calendes grecques, généralement invisibilisée dans le débat politique. Le nombre non négligeable de suffrages exprimés en faveur du monothématique et modeste Parti animaliste est la démonstration de cette forte attente politique sociétale.