Madame Polony,
Alors que la France traverse une crise économique majeure et que l’on demande sans cesse des efforts financiers aux citoyens, aux travailleurs et aux retraités, le fonctionnement de nos institutions reste marqué par une opacité et un niveau de dépense déconnectés de la réalité des Français.
Comment tolérer encore l’indécence de certaines situations ? Il est incompréhensible qu’un ancien président de la République continue d’accumuler indemnités, avantages de fonction, locaux et personnel de protection aux frais du contribuable, et ce même lorsqu’il fait l’objet de condamnations judiciaires fermes comme le port d’un bracelet électronique.
Pendant ce temps, nos voisins européens montrent qu’une autre voie est possible :
L’Italie a voté par référendum une réduction massive d’un tiers de son nombre de parlementaires (députés et sénateurs).
L’Allemagne a également engagé une réforme pour réduire la taille du Bundestag et maîtriser ses coûts.
En France, nous conservons près de 900 parlementaires (577 députés et 348 sénateurs), sans compter l’ensemble des structures environnantes, générant un coût annuel considérable pour la collectivité. Le général de Gaulle, qui veillait à payer lui-même ses factures d’électricité à l’Élysée et refusait de peser sur les finances publiques, doit effectivement se retourner dans sa tombe face à ce confort institutionnel devenu intouchable.
Il faut des mesures concrètes :
Une réduction significative du nombre de parlementaires (députés et sénateurs).
La suppression automatique des indemnités et privilèges républicains pour tout ancien président ou élu condamné par la justice.
Un plafonnement et une révision à la baisse des indemnités et avantages accordés aux anciens présidents de la République.
Un alignement strict du régime de train de vie de l’État sur les impératifs de sobriété demandés à la nation.
La confiance démocratique ne se restaurera que si l’exemple vient d’en haut.
Une citoyenne engagée.