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Cahier de doléances · Numérique

Problème n° 9367

Les administrations européennes sont attaquées pour leur lenteur : 61 % des Français rencontrent des difficultés dans leurs démarches, 43 % approuvent l’idée de « moins de démocratie et plus d’efficacité ». Le statu quo n’offre aucune garantie : complexité des parcours, systèmes vétustes, dépendances technologiques. Surtout, l’inaction profite au privé : intermédiaires marchands (HelloGov, iVisa) et entreprises technologiques (Palantir avec ICE) occupent le terrain. Faute d’État, ce sont eux qui écrivent la grammaire des interactions entre machines et administrations.

Depuis Haute-Garonne (31) · 4 novembre

1 solution proposée

Solution n° 9368Niveau : État

Un assistant public numérique répondant aux questions de la vie réelle, préremplissant les dossiers, orientant vers l’humain et faisant remonter les frictions pour réviser les règles. Les briques existent déjà (GOV.UK Chat, Diia.AI, TAMM).

Trois garanties distinguent le modèle européen : pas de fichier unique mais des registres traçables (héritage de la loi Informatique et libertés) ; un pare-feu interdisant l’usage des données de service pour cibler des contrôles ; la transparence, avec une trace de chaque consultation accessible au citoyen (modèle estonien). Ces garanties doivent être inscrites dans le droit et dans l’architecture technique.

La méthode : associer au projet une simplification des procédures (non une dérégulation) et redéployer les agents libérés vers les situations complexes et l’accompagnement des exclus du numérique.

La portée politique :
Loin du modèle chinois (surveillance) et américain (privatisation), « Bonjour, État » peut devenir le fer de lance d’un gouvernement démocratique à l’ère de l’IA agentique. Trois bénéfices : démontrer par l’exemple que l’Europe passe de la norme (RGPD, règlement IA) à la réalisation ; créer une demande structurante pour l’IA européenne, l’État devenant client exigeant et terrain d’expérimentation ; reconstruire la confiance, car l’opinion sur l’État se forge dans les interactions quotidiennes.
Le projet est techniquement mûr, politiquement décisif et industriellement structurant. Il reste « à en faire un projet politique » : la France peut entraîner ses partenaires européens et faire de la transformation de la puissance publique le pilier d’une souveraineté technologique dont les citoyens percevraient directement les bénéfices.

Depuis Haute-Garonne (31) · 4 novembre

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