Nous laissons notre marché être prédaté par des multinationales numériques majoritairement américaines qui ne contribuent pas à l’impôt à hauteur de leurs bénéfices (voire nous les subventionnons pour de fugaces emplois) : résultat : les acteurs dominants dissuadent les challengers nationaux, augmentent leurs tarifs une fois le public captif (ex. Microsoft, Atlassian, ou côté grand public Airbnb, et bientôt les géants de l’IA tels Anthropic),
et surtout : déploient leurs objectifs toxiques : créer plus d’addiction et de dépendance numérique pour rendre les publics captifs, obtenir leur temps et datas.
Il ne s’agit plus d’offres de services avec des consommateurs qui choisissent mais de pièges cognitifs puissants conçus pour rendre dépendant, quel que soit le coût pour l’utilisateur (il est diminué, devient dépendant, voire pire).
C’est une forme de parasitisme, déployé à large échelle et devenu familier : il apporte un risque de déstructuration individuelle et sociale, et de paupérisation morale, intellectuelle et économique, déjà en cours de concrétisation
C’est un outil utilisable à des fins de manipulation politique, ce qui ajoute à l’enjeu de souveraineté.