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Cahier de doléances · Éducation

Problème n° 9522

Mieux affecter pour attirer les jeunes enseignants et créer une confiance dans l’avenir.
Un enseignant de primaire qui n’a pas suffisamment « de points » est actuellement balloté chaque année de poste en poste (remplaçant de courte durée, complément de collègues à temps partiel, double mi-temps dans deux écoles différentes, etc.) de circonscription en circonscription, et de niveau de classe en niveau de classe. Il n’a jamais de visibilité d’une année sur l’autre, il change de méthode chaque année (selon les manuels disponibles dans sa nouvelle école) ou bien il doit bricoler (souvent avec ses propres deniers) à partir de documents partagés sur internet (par des enseignants blogueurs) faute de budget. Autant de tâches qui viennent parasiter et détériorer le métier et qui finissent par avoir raison de la motivation de certains collègues.
Espérer chaque année obtenir sa mutation, ne pas pouvoir faire de projets pendant ce temps ou bien les laisser indéfiniment en suspens…
L’argent ne fait pas tout, la considération de l’Éducation nationale est un élément clé pour recruter et garder les jeunes dans le métier :
- Enseigner en petite section de maternelle n’a rien à voir avec l’enseignement en CM2.
- Enseigner dans une grande école de 13 classes ou une petite école rurale cela n’a rien à voir non plus.
- Travailler à deux pas de chez soi ou bien à 80 km.
- Avoir un poste fixe ou bien n’avoir aucune visibilité pour l’année suivante.
Ces 4 aspects sont primordiaux. Dans le premier degré, ce métier est tellement varié qu’il faut pouvoir trouver un mode d’affectation qui prenne plus en compte les souhaits de chaque enseignant afin d’éviter les souffrances inutiles compte tenu de la complexité du métier en 2026.

Depuis Haute-Garonne (31) · 5 novembre

1 solution proposée

Solution n° 9523Niveau : État

L’augmentation du salaire des enseignants ne fait pas tout. Ce que de nombreux enseignants attendent, c’est une réforme complète du système d’affectation (1er et 2d degrés). Donner de la visibilité sur l’affectation géographique doit être une priorité car même avec un meilleur salaire, de nombreux jeunes professeurs de province ne sont pas prêts à aller enseigner en région parisienne ou dans les quartiers difficiles où ils seront confrontés à d’extrêmes difficultés pour lesquelles ils ne sont pas préparés. Ils préfèrent une autre voie afin de travailler là où ils le souhaitent.
La régionalisation du concours du CAPES et donc l’affectation régionale seraient une bonne idée pour attirer des jeunes qui sont pas prêts à tout sacrifier pour leur emploi.
Dans le premier degré, les règles d’affectation sur des postes fixes sont tellement strictes et sclérosées que de plus en plus d’enseignants obtiennent un poste fixe grâce à des points supplémentaires attribués pour raison médicale (système très opaque…) là aussi il faut réformer pour attirer.
Pouvoir dire à un jeune enseignant : « Voici votre école, vous y avez votre place, vous pouvez vous projeter pour les prochaines années » est primordial pour qu’il construise sa vie personnelle (extrêmement importante quand on fait ce métier) et professionnelle de façon équilibrée et pour pouvoir faire face à toutes les autres difficultés du métier.

Depuis Haute-Garonne (31) · 5 novembre

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