Notre système de retraite prétend être juste parce qu’il indexe la pension sur le salaire. C’est exactement l’inverse : il photographie les inégalités de la vie active et les prolonge jusqu’au tombeau.
Le calcul des pensions de retraite reproduit les inégalités de toute une vie ; une fois vieux, on ne peut plus « travailler plus pour gagner plus » pour se rattraper ; les riches restent riches une fois retraités, pendant que ceux qui ont usé leur corps finissent avec le moins, alors même qu’ils vivent moins longtemps. Le cadre touche une pension deux fois plus élevée que l’ouvrier, alors même qu’il vivra en moyenne six ans de plus et aura usé son corps bien moins longtemps. C’est la double peine.
Cahier de doléances · Retraites
Problème n° 9741
1 solution proposée
La même pension de base pour tous (basée sur le salaire médian par exemple), âge de départ fixé par les points de pénibilité et/ou des annuités (entre 70 ans sans pénibilité et jusqu’à 50 ans pour un maçon entré à 14 ans), le salaire a déjà fixé le niveau de vie toute la vie active, et chacun reste libre d’épargner pour aller au-dessus du socle.
À 2 000 € nets pour tous : plus de 80 % des retraités y gagneraient immédiatement et pourraient choisir de s’arrêter une fois l’âge atteint, s’ils estiment qu’ils vont y gagner (financièrement ou physiquement).
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